Lettre ouverte de Véronique Marmouset à Madame la Ministre Roselyne Bachelot, à Madame Brigitte Macron et à un certain professeur

Au voleur ! au voleur ! à l’assassin ! au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdue, je suis perdue, je suis assassinée ! On m’a coupé la gorge, on veut me dérober Molière.

D’après  L’Avare, IV, 7, Harpagon

La langue de Molière deviendrait la langue Demolire…

Nous allons vous le démontrer :

Sans être fort habile,

la preuve m’en serait, je pense, assez facile :

si les raisons manquaient, je suis sûr qu’en tout cas

les exemples fameux ne me manqueraient pas.

Les Femmes savantes, IV, 3, Clitandre

Les gens de qualité savent tout sans avoir jamais rien appris.

Les Précieuses ridicules, Madelon

Les langues ont toujours du venin à répandre.

Mme Pernelle

Contre la médisance il n’est point de rempart.

Cléante , I,1

Le Tartuffe

Il vous faut en riant instruire la jeunesse.

L’École des maris, Ariste, I,2

Afin de prouver son utilité,

Si Molière est réécrit

Vous serez par vos lois les juges des ouvrages.

Par vos lois, prose et vers, tout vous sera soumis.

Nul n’aura de l’esprit, hors vous et vos amis.

Vous chercherez partout à trouver à redire,

Et ne verrez que vous qui sache bien écrire.

Faisons bien les honneurs au moins de votre esprit.

Vous vivrez de bonne soupe, et non de beau langage.

D’après Les Femmes savantes

La faiblesse humaine est d’avoir des curiosités d’apprendre ce qu’on ne voudrait pas savoir.

Amphitryon

Ce ne sera pas la vôtre et pourtant :

Ah! La belle chose que de savoir quelque chose !

Le Bourgeois gentilhomme, II, 4, Monsieur Jourdain

On ne saurait aller nulle part où l’on ne vous entende accommoder de toutes pièces; vous êtes la fable et la risée de tout le monde; et jamais on ne parle de vous, que sous les noms …de ladre, de vilain et de fesse-mathieu.

L’Avare, III, 1, Maître jacques

Allez, vous êtes un impertinent, mon ami, un homme bannissable de la république des lettres.

Le Mariage forcé, 4, Pancrace

Il n’est rien d’égal à Molière: c’est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans Molière n’est pas digne de vivre.

D’après Don Juan, I,1, Sganarelle

Véronique Marmouset