Dramma giocoso au Dîner de Paris

Dramma giocoso au Dîner de Paris de Vincent Lepalestel

V e r s i o n   XL

pièce tirée du roman-bouffe Le Dîner de Paris

978-3-924343-43-9

Ici, point de statue du Commandeur, point de Festin de Pierre, puisque tout est farce en ce bas monde, « Tutto nel mundo è burla » ainsi que se conclut le Falstaff de Verdi ; c’est précisément de ce compositeur qu’il est question dans cette comédie en 2 actes précédés d’un prélude. Mais ledit musicien donne la réplique à son ami de longue date, à savoir Richard Wagner.

Il s’agit ici de la version scénique du Roman-Bouffe éponyme qui a eu droit à un article de Christophe Rizoud dans ForumOpéra. Cette pièce transforme en acteurs de chair et de sang non seulement les personnages authentiques des 9 lettres apocryphes (Golo Mann, Alma Mahler, Franz Werfel, Siegfried et Cosima Wagner, Arrigo Boito, Emanuele Muzio, Giovanni Boldoni, Sir Francis Seymour Haden, James Whistler, Giuseppina Strepponi), mais aussi Henri Fantin-Latour, Camille Saint-Saëns, Edgar Degas, Gustave Moreau, Charles Baudelaire, Théophile et Judith Gautier, Hans Christian Andersen et bien d’autres…

On va d’abord se retrouver dans le cadre feutré des salonnières Malwida von Meysenbug, à Berlin, et Natalie Clifford Barney (« l’Amazone » éprise de la Mytilène d’antan…), au 20 rue Jacob à Paris ; grâce à cette richissime  Franco-Américaine, on va alors assister à la toute première projection cinématographique sonorisée de l’Histoire, un film permettant de voir et d’entendre certaines des personnalités citées plus haut… Les fantômes de Talleyrand, d’Antonin Carême et d’Oscar Wilde y font également de brèves apparitions…

Le plat de résistance de ce drame ludique est constitué d´un tête-à-tête entre Verdi et Wagner, le 17 janvier 1858, à l´estaminet lyrique Le Dîner de Paris. Le long dialogue est entrecoupé par les apparitions de stars du Tout-Paris de l’époque ; on y refait le monde mais, surtout, on y glorifie la culture occidentale et les prouesses et autres miracles de l’art lyrique… Et que dire de l’univers interlope auquel appartiennent nos deux compères ? Pour qui ignorait que Verdi fût un Prussien et Wagner un Méditerranéen très français, cette pièce comporte un certain nombre de scènes inattendues… Et tout y finit par des chansons, comme chez Beaumarchais.

Comme cette version XL serait difficilement interprétable sur scène (plus de 3 heures), l’auteur en prépare une plus courte…