Les mers et les océans débordent grâce aux milliards de moteurs à explosion : l’humanité se noie dans l’eau qu’elle produit, tout en faisant l’autruche, regrette Lepalestel….

Les mers et les océans débordent grâce aux milliards de moteurs à explosion et à réaction ; tous hydrocarbures confondus, par sa combustion et à sa liaison avec l’oxygène de l’air, 1 litre de produit rejette, outre le CO2, environ 1 litre d’eau liquide sous forme de vapeur ! « Aïe, adieu banquise, poissons, hibernation, neiges éternelles ! » se lamente un ours polaire incommodé par sa fourrure trop épaisse.

L’humanité se noie dans l’eau qu’elle produit, tout en faisant l’autruche. Les responsables politiques, désemparés, se cantonnent à n’incriminer que les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique (surtout dû à ladite combustion)…

Voici ce que génère la combustion des hydrocarbures (pétrole, gaz) à l’échelon mondial, selon une étude publiée dans Environmental Science & Technology « cette production s’élève en moyenne à 12 milliards de tonnes d’eau par an (soit 12 x 1012 kg ou 12 km³ d’eau). Au cours des deux derniers siècles, on estime ainsi que l’homme a généré environ 1 000 à 1 500 km³ d’eau neuve. »

Le 18.06.2023

révisé le 04.09.26

Chers lecteurs,

Depuis 1800 environ, l’homme produit des quantités phénoménales d’eau douce grâce, entre autres, au gaz alimentant les chauffages domestiques (ou l’éclairage des villes, naguère) et, SURTOUT, « grâce » au pétrole brûlé dans les moteurs thermiques ou à réaction.

Étonnant : quand un moteur de voiture consomme 1 litre d’heptane (principal composant de l’essence), et puisque la combustion apporte à ce dernier de l’oxygène, il rejette en moyenne 1 litre d’eauliquide sous forme de vapeur ! Avec un plein de 40 litres, on rejette ainsi 40 litres d’eau vaporisée dans l’atmosphère… Cent moteurs y en enverront 4000, et mille, 40 000, autant de litres d’eau qui seront allés engrosser les nuages… À la louche, et au bas mot : même en admettant qu’en 2023, il y avait 1 milliard de voitures sur terre, cela représentait, pour un seul plein consommé, 40 milliards de litres d’eau libérés. Si l’on tient compte des engins motorisés à deux roues, on peut en rajouter autant, ce qui nous donne 80 milliards de litres d’eau ayant alimenté les mers et les océans. Il tombe sous le sens que même en restant dans l’approximation, on atteint des valeurs astronomiques…

Or l’homme ne brûle pas que ce carburant ; parmi les plus familiers à nos oreilles, citons le butane, le fioul (gazole, gasoil) (une demi-douzaine de variétés), le gaz naturel (méthane), le kérosène (une demi-douzaine de variétés), l’octane ou encore le propane. À quelles fins ces produits sont-ils utilisés ? Pour le fonctionnement de toutes sortes de véhicules à roues, d’avions, de bateaux, parmi ces derniers les monstrueux tankers géants et autres porte-conteneurs, les non moins monstrueux paquebots, sans oublier d’innombrables machines (tronçonneuses, tondeuses etc.), ou encore d’appareils (groupes électrogènes, pompes).

Les navires

Si l’on admet qu’un porte-conteneurs de moyen tonnage brûle quelque 70 000 kg de fioul (soit environ 80 000 litres) en 24 heures, il rejettera en moyenne 80 tonnes d’eau (sous forme de vapeur) pour ce même laps de temps, autant d’eau qui ira, en 24h, nourrir les nuages…. 

Les gros avions

Calcul analogue dans le cas de ces appareils, pour lesquels on compte une demi-douzaine de kérosènes différents, avec une moyenne de 1 litre d’eau générée pour 1 litre consommé : si l’on considère qu’un Airbus A 320 a besoin, en moyenne, de 2 750 litres de kérosène par heure de vol, ce sont environ 2 750 litres d’eau liquide par heure qu’il envoie, sous forme de vapeur, à ses voisins les nuages, qu’il fait donc abondamment grossir… Et combien y a-t-il d’avions de ligne et de jets privés volant en tous sens, et jour et nuit, par le monde ? Disons trente mille. 2 750 litres x 30 000 = 82,5 millions de litres d’eau vaporisée toutes les heures… Ces derniers, déjà « au firmament », vont nous créer de pléthoriques rivières atmosphériques, puis des cumulonimbus et autres stratocumulus !

Les autres engins volants

Aïe, il serait malaisé d’évaluer leur nombre actuel sur le globe… Rien qu’à considérer les centaines de fusées chargées de mettre des satellites en orbite, ce que génère leur propulsion, pour un lancement, équivaut à la quantité produite par les véhicules d’une ville de moyenne importance en 1 an… On croit rêver, et le statisticien s’y perd !

Les combustions depuis 1900

Et combien y a-t-il eu de voitures, de motos, de locomotives au gasoil, d’avions et de bateaux, petits et grands, depuis qu’ils sont apparus, vers 1900, en cent vingt-trois ans, donc ? Allez, quand on aime, on ne compte pas, disons 10 milliards, ce qui nous amène à des milliards de litres d’eau répandus dans la nature, surtout sous forme de vapeur.

Et combien de km3 de vapeur crachée par les milliers de cheminées d’usines aux quatre coins de la planète ? Calculez vous-même(s), moi, j’y renonce ! Quoi qu’il en soit, ces quantités astronomiques d’eau dérèglent notre ciel et il se met alors à pleuvoir à torrents au hasard à tel ou tel endroit, avec pour corollaire d’effroyables inondations !

Les combustions depuis 1800

Ah, j’oubliais les chantiers ayant recours aux explosifs (nitroglycérine, dynamite, TNT etc.), les guerres, impossibles sans armes à feu : à l’exception des bombes nucléaires, les bombes en tout genre ayant explosé partout dans le monde jusqu’à ce jour, ont envoyé dans l’atmosphère des milliards de litres d’eau également ; à quoi bon tenter une estimation, puisqu’en deux cent vingt ans, les conflits ne se comptent plus sur tous les continents. Il n’est que de penser aux deux guerres mondiales, avec leur pléthore de bombardements et d’incendies, pour saisir qu’il est vain de vouloir chiffrer le phénomène.

Qu’importe, le lecteur concevra que les monstrueux paquets de nuages générés par l’homme en deux siècles ont échappé à sa vigilance et qu’ils se comportent comme le balai de l’apprenti sorcier… Certes, on nous rebat les oreilles avec les réalités indéniables que sont le CO2, le méthane et autres gaz à effet de serre, la fonte des calottes glaciaires et le réchauffement climatique lesquels font monter le niveau des océans, mais on « omet » d’évoquer ces milliards de litres d’eau que nous produisons grâce à nos géniales inventions. Or : où se déversent ces effrayants nimbostratus en fin de parcours ? Dans les océans. CQFD

Alors, chers lecteurs, sauriez-vous évaluer ce qui, de la fonte des pôles, du réchauffement dû à ladite combustion, ou de notre insensée production d’eau, contribue le plus à rendre les mers et les océans menaçants, nos tornades, dévastatrices et nos cyclones, cataclysmiques ?

Petite synthèse : la charmante et pure H2O n’avait, jadis, demandé qu’à accueillir l’homme en son sein, lui qui en est essentiellement constitué ; or, par cupidité et par ignorance crasse, non content de l’asservir, cet ignare infatué l’a extraite des hydrocarbures en la combinant à l’air, puis en la relâchant dans le ciel, pensant « ça n’est que de l’eau ». De charmante et pure, elle a fini par se muer en colosse vengeur qui assaille le benêt de toutes parts. 

Bon, tout cela n’était qu’un mauvais rêve, celui décrivant une espèce animale aspirant à sa propre disparition… Se réfugier sur une île déserte ? surtout pas… Rectifier le tir ? Oui, mais comment ?

FIN

  Vincent Lepalestel