J’accuse le grand remplacement…

Le 27.09.2021

La langue française agonise, le grand remplacement par les aboiements est en marche. Vite qu’advienne une prise de conscience, avant qu’il ne faille passer au requiem  !

Qu’elles sont loin, les tartes à la crème « mort de l’accord du participe passé », « au jour d’aujourd’hui », « bonjoure » etc. On est passé au lourd. Au très lourd.

En ce 27 septembre 2021, c’est dans toutes les bouches, des hommes politiques aux personnalités du showbiz (de Ruquier à Zémmour) en passant par celles des écrivain(e)s (!!) etc. qu’on entend « une situation dans lequel », « des circonstances dans lequel ».

Si seulement ça se limitait à cette monstruosité !

L’emploi du « dont » redondant est devenu monnaie courante : « c’est de ça, dont nous allons parler » ; et que dire du « nous avons commencé depuis deux ans » et du « je ne sais pas qu’est- ce que vous en pensez » ?

Le lecteur patient pourra se rendre sur Lettre ouverte à madame Brigitte Macron pour consulter une liste impressionnante de fautes et d’entorses alarmantes ; à titre d’exemple « c’est cela, ce que nous voulons… » (répété trois fois par le Président Macron lors de son discours d’investiture).

La covid avait commencé par infecter « cen euros » et « trois cen euros », ce qui a entraîné « cen élèves », « deux cen hommes », sans oublier « deu hommes » et « di œufs ». Et tout le monde de buter sur « avec deu œufs on pourrait pas faire dé omelettes », ou bien « on peut pas faire d’omelette san œufs » ou encore sur « troi hélicoptères pour deu avions ». Et comment prononcer « on se verra dans deu ans » ?

Ces mortes liaisons sont comme autant de râles émis par notre naguère si belle langue, touchée à mort qu’elle est par les flèches de locuteurs ignorants de l’orthographe.

Comprenant mieux les chiens et les chats, il ne me reste plus qu’à rechercher leur commerce…

Vincent Lepalestel