à madame la Cantonade : J’accuse le grand remplacement…

Le 27.09.2021

mis à jour le 08.01.2022

J’accuse le grand remplacement…

à madame la Cantonade :

La langue française agonise, le grand remplacement par les aboiements est en marche. Vite qu’advienne une prise de conscience, avant qu’il ne faille passer au requiem  !

Qu’elles sont loin, les tartes à la crème « mort de l’accord du participe passé », « au jour d’aujourd’hui », « bonjoure » etc. On est passé au lourd. Au très lourd.

En ce 27 septembre 2021, c’est dans toutes les bouches, des hommes politiques aux personnalités du showbiz (de Ruquier à Zémmour) en passant par celles des écrivain(e)s (!!) etc. qu’on entend « une situation dans lequel », « des circonstances dans lequel ».

Si seulement ça se limitait à cette monstruosité !

L’emploi du « dont » redondant est devenu monnaie courante : « c’est de ça, dont nous allons parler » ; et que dire du « nous avons commencé depuis deux ans » et du « je ne sais pas qu’est- ce que vous en pensez » ?

Le lecteur patient pourra se rendre sur Lettre ouverte à madame Brigitte Macron pour consulter une liste impressionnante de fautes et d’entorses alarmantes ; à titre d’exemple « c’est cela, ce que nous voulons… » (répété trois fois par le Président Macron lors de son discours d’investiture).

La covid des beaux vidés avait commencé par infecter « cen euros » et « trois cen euros », ce qui a entraîné « cen élèves », « deux cen hommes », sans oublier « deu hommes » et « di œufs ». Et tout le monde de buter sur « avec deu œufs on pourrait pas faire dé omelettes », ou bien « on peut pas faire d’omelette san œufs » ou encore sur « troi hélicoptères pour deu avions ». Et comment prononcer « on se verra dans deu ans » ?

Ces mortes liaisons sont comme autant de râles émis par notre naguère si belle langue, touchée à mort qu’elle est par les flèches de locuteurs ignorants de l’orthographe.

Comprenant mieux les chiens et les chats, il ne me reste plus qu’à rechercher leur commerce…

Vincent Lepalestel