Lettre morte à la C. E., « Commission Européenne »

25.02.2021

Madame Incurie,

Je sais que vous ne répondrez jamais, puisque vous n’existez pas vraiment…

L’une des nombreuses preuves de votre inconsistance : je passe le Pont de l’Europe avec ma voiture immatriculée dans la ville frontalière de Kehl, pour aller vivre à Strasbourg, tout aussi frontalière. Ni la France ni l’Allemagne ne faisant partie de l’U. E., le changement d’immatriculation relève autant du parcours du combattant, que s’il s’agissait de la Corée du Nord.

Entre autres débilités, le T.U.V. allemand n’est pas valable en France et on vous impose de repasser par le contrôle technique ; ensuite, allez savoir dans quel ordre se font les démarches. D’abord, il vaut mieux prendre une RTT pour tenter de tout régler en une journée : en effet, le fléchage est incertain, qui vous oblige à vous rendre là d’abord, puis de l’autre côté, ou l’inverse… sans oublier de repasser par la case départ après avoir envoyé votre C. I. via lecteur USB de carte CI.

Kézako? Il s’agit d’un lecteur ultramoderne à se procurer, en période de pandémie, bien sûr auprès des GAFA, une partie de ces contorsions se faisant, obligatoirement et pour plus de simplicité, par l’internet. Et des heures au téléphone à se farcir, en boucle, les messages des files d’attente.

Et l’assurance-auto, me demanderez-vous ? Eh bien l’allemande n’est pas valable dans l’Hexagone non plus, il faut se réassurer côté français !

Même Kafka n’eût pu imaginer un tel foutoir, tout au plus Dédale…

Bref, l’Union Européenne n’est qu’une vaste chienlit ; quant à ceux qui sont supposés s’en occuper, ils continuent de s’en mettre plein les poches, et nous, de payer des impôts pour les engraisser.

Vincent Lepalestel, un Européen abusé et désabusé