Lettre ouverte à Monsieur Alain Perroux, directeur de l’Opéra du Rhin

Le 19.10.2021

Cher Monsieur,

Comme j’avais dénoncé, le 26 janvier 2020, un Parsifal massacré par un certain Miyamoto, je me dois de manifester mon immense joie d’avoir assisté, le 16 octobre 21, à un merveilleux Stiffelio. Enfin de l’opéra, du très grand, même, et que vous venez d’accueillir dans votre théâtre ! Pour qualifier ce spectacle, deux mots me viennent à l’esprit : professionnalisme et beauté.

J’ai vécu un véritable jour de grâce : moi qui raffole de Verdi, des metteurs en scène acquis à l’art lyrique et non aux effets de mode des cuistres, j’ai été gâté. Enfin une ouverture à rideau fermé ! Et quelle ouverture ! Merci mille fois, maestro Andrea Sanguineti, vous étiez Giuseppe Verdi, tout simplement, et je suis déçu que personne ne se soit joint à mon « bravo », car vous auriez mérité une ovation dès le début du 1er acte. Tout était à l’avenant, des solistes (presque tous descendus tout droit de l’Olympe), aux chœurs en passant par les décors et la dramaturgie ; Bruno Ravella, vous êtes « ein Mensch » (pour parodier Sarastro), et tout le plateau s’en ressent.

Espérant que les opéras suivants seront montés avec autant d’amour, je vous prie de recevoir, cher Monsieur, mes salutations les plus cordiales.

Vincent Lepalestel