Lettre ouverte au Président de la République

Marianne se meurt, Marianne est morte !

     Monsieur le Président,

    J’ai l’honneur de solliciter de votre bienveillance l’instauration d’une nouvelle journée de commémoration, à savoir le 7 janvier, et qui regrouperait une kyrielle d´événements tragiques survenus ces dernières années dans l´Hexagone.

   N´en rappelons que quelques dates, par pudeur : le 13 novembre 2015 à Paris (Bataclan, Stade de France etc.), le 14 juillet 2016 à Nice, le 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, le 11 décembre 2018 à Strasbourg

    Pourquoi ce choix arbitraire du 7 janvier ? La France commémorerait ainsi l´assassinat de la République, en cette funeste matinée de 2015, à Charlie Hebdo ; toutes les cloches du pays se mettraient alors à sonner le glas vers 11 h 30 et ce, pendant tout le temps qu’a duré ce monstrueux carnage. En outre, une minute de silence serait respectée dans les établissements scolaires. Rappelons que, ce jour-là, des islamistes sont venus jusque dans nos bras, égorger… qui ? Marianne.

    L’effet de sidération dissipé, il serait temps, en effet, que la France prenne conscience qu’elle doit se battre au nom de cette valeur sacrée qu’est la laïcité ; n’oublions pas que le siècle des Lumières est passé par là, et que Molière a bouté les tartuffes hors de la patrie.

    Cessons une fois pour toutes de faire dans le « politiquement correct » face à une engeance qui, précisément, n’a cure de ce principe et qui, justement, stigmatise les musulmans ! D´ailleurs, le 7 janvier serait chômé pour tous…

    Vous remerciant d’avoir bien voulu lire ces lignes, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération.

Vincent Lepalestel,

un citoyen français