LETTRES INSANES de MONTESSIEU – Chapitre I : ÇA TIRE À BOULETS ROUGES

38 LETTRES INSANES de MONTESSIEU

à propos du grand tout comme de petits riens

(publié le 10.02.2020, mis à jour le 17.01.2022)

regroupées en trois chapitres :

  • ÇA TIRE À BOULETS ROUGES (23 lettres)
  • LE FRANÇAIS NOTRE BIEN COMMUN (13 lettres)
  • O TEMPORA, O MORES ! (2 textes)

Au nom du bon sens paysan, qui n’est pas plus de gauche ou de droite, que d’en haut ou d’en bas,

Charles Treuil de Montessieu s´adresse, dans l’ordre, sur le mode de la lettre ouverte

A- au Ministère de l´Intérieur, aux préfets et aux maires    B- à Monsieur Alain Perroux, directeur de l´ONR   C- à qui veut lire la… (Lettre ouverte à qui veut la lire)    D- au genre homo sapiens sapiens    E- au Président de la République Française   F- aux journalistes et aux responsables politiques    G- aux détenteurs de dogmes religieux, un clin d´œil à Descartes   H- à Madame Jeanne Barseghian, Maire de Strasbourg  I- à Marianne   J- à Christophe Honoré, au public d’opéras et aux décideurs     K- à l´État : pitié rendez-nous Radio-France !    L- à Monsieur le Ministre Gérald Darmanin   M- à Madame la Présidente Ursula von der Leyen     N- Lettre morte à la C. E., « Commission Européenne »    O- à Monsieur le Premier Ministre et à Monsieur le ministre de l’Intérieur   P- aux mères de tous les gouvernements  Q- à Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Culture   R- à la France admirative, hommage à Pierre Perret toujours bien vivant    S- à la Sécu     T- aux habitants de Petibonum et de Babaorum    U- à Monsieur Alain Perroux, directeur de l’Opéra du Rhin   V- à la médiatrice de Radio-France : Le français sous notre aile    W- aux metteurs en scène d’opéras (répertoire classique et romantique)

A- au Ministère de l´Intérieur, aux préfets et aux maires

Le 3 janvier 2020

Stop, les fascistes et les nouveaux nazis ne sont pas là où l´on croit.

Strasbourg brûle-t-il ?

Plus de 200 véhicules brûlés

dans la nuit de mardi à mercredi à Strasbourg : cela signifie que les fascistes ont déclaré la guerre à la République.

Non contents de s’en prendre aux voitures des petites gens, aux abris-bus et autres arrêts de tram, ils ont répandu l’épouvante et un sentiment de dégoût sur leur passage. Courageusement, ils ont cependant fait l’impasse sur les quartiers huppés et bien pourvus en caméras de surveillance.

La seule parade contre ce terrorisme ?

Aux grands maux les grands remèdes : un couvre-feu musclé et l’instauration de l’état d’urgence. Si la France était envahie de l’extérieur, l’État n’hésiterait pas à mobiliser son armée. Le bon sens voudrait qu’il agisse de même pour une invasion intestine.

Un remède efficace, pour commencer, c’est donc l’état d’urgence : passé 20 heures, et jusqu’au lendemain 7 heures, plus personne n’aura le droit de circuler dans les rues des quartiers incriminés, l’armée et les forces de l’ordre veillant au respect de cette règle. Les seuls citoyens autorisés à circuler seront, bien sûr, les urgentistes et autres personnels médicaux, ou encore les sapeurs-pompiers. Et si un criminel enfreignait le décret ?

La police pourrait-elle faire usage des fameux lanceurs de balles de défense en caoutchouc ?

Voici ce qu´en dit le gentil Législateur : ces LBD peuvent constituer « dans le respect des lois et des règlements, une réponse graduée et proportionnée à une situation de danger lorsque l’emploi légitime de la force s’avère nécessaire pour dissuader ou neutraliser une personne violente et/ou dangereuse. » On marche sur la tête ! Ah, vous les Décideurs, ressaisissez-vous vite car l´ennemi, lui, tire sur les fonctionnaires ou sur les pompiers avec des armes létales, mortier ou autres cocktails Molotov, montrant clairement qu´il entend tuer, ni plus ni moins.

Mais il y a un mais : par crainte de passer pour un régime totalitaire, la République Française se laisse anéantir précisément par des fascistes ! Alors, sous l´impulsion prochaine du Ministère de l´Intérieur, Mesdames et Messieurs les Préfets et les Maires, réveillez-vous, et matez vite cette peste brune envahissant le territoire, avant que notre douce Marianne ne s’en retrouve exsangue. Vous n´appartiendrez alors ni à l´extrême-droite ni à l´extrême-gauche, vous aurez simplement géré la POLIS, la ville, quoi…

Quant à cette engeance qu’est le nazisme, ces lignes de Bertolt Brecht donnent à penser :

Certes, les peuples en sont venus à bout, mais…

ne crions pas victoire trop tôt :

le sein peut encore enfanter, qui l’avait engendré…

Ch. Treuil de Montessieu

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B- à Monsieur Alain Perroux, directeur de l´ONR

Le 26 janvier 2020

Pris en otage, au secours ! Le « Regietheater » voué aux gémonies nipponnes… L’Opéra National du Rhin se meurt,

séquestré qu’il est par des metteurs en scène tyranniques, véritables entreprises de démolition, qui imposent leurs lois délétères à la Direction du théâtre et au public ; or celui-ci est composé d’agneaux (et de journalistes) qui, ne se rendant compte de rien, cautionnent les méfaits des dictateurs susnommés. Ils ignorent que ces cuistres seraient bien incapables de composer eux-mêmes des opéras, préférant s’en prendre au grand répertoire pour le dépecer dans les règles. Trois mille ans de culture sont ainsi anéantis au nez et à la barbe des élus, lesquels sont impressionnés par les grands airs que se donnent les coupables à défaut de savoir en composer.

Et les pauvres agneaux sont à mille lieues d’imaginer que ce sont leurs impôts qui servent à financer ces immondes spectacles subventionnés. Encore 12 spectateurs (nous sommes une bande de copains mélomanes échaudés de nombreuses fois dans votre théâtre) qui déserteront définitivement ladite salle, cher Monsieur Perroux. A moins que vous n’annonciez une ère nouvelle, par exemple par le biais d’un…

…regain d´amour pour l´art lyrique

L´idéal serait de concurrencer le 7ème art en réalisant des mises en scène à la fois fidèles à l´esprit de l´œuvre et rivalisant d´effets spéciaux à couper le souffle ; pas besoin de beaucoup d´argent, souvent des éclairages appropriés suffisent amplement. Les Deus ex machina ont longtemps ravi les princes, pourquoi cracher dessus ? On n´ouvrirait le rideau qu´après le prélude ou l´ouverture, et là, le public serait médusé par d´époustouflants décors et par d´impressionnants jeux de lumières ! En tant que spectateur, je redeviens un enfant et n´ai aucune envie de me lancer dans de grandes cogitations : ce n’est pas de la nourriture pour matière grise, qu’il me faut, mais de l´évasion ou du rêve, comme au cinéma… Si ça me chante, et c’est en général ce qui se passe après un film, j’ai tout loisir d’en faire l’analyse avec des amis.

Au voleur ! Remboursez ! Ce n´est pas du champagne !

Je viens de payer assez cher ma place pour voir Parsifal, or on me montre autre chose. C’est exactement comme si j’achetais une bouteille de Veuve Clicquot grand cru, que je la sabre avec des amis et que nous constations que nous nous sommes versé du jus de betterave ! J’ai donc été grugé et on ne m’y reprendra plus.

Parsifal blessé à mort par un cuistre ! Herzeleid meurt une seconde fois…

Dépoussiérons le Kojiki et le Nihon Shoki.

En allant assister à Parsifal, je me réjouissais de me plonger dans ce fameux univers magique tenant du conte de fées, or c’est à un spectacle plus que médiocre que j’ai assisté, débutant en plein prélude (!) par une curieuse scène avec une vieille dondon à poil. Souhaiteriez-vous, monsieur Miyamoto, que je revisite vos merveilleux Kojiki et Nihon Shoki de la même façon ? Izanagi et Izanami seraient entièrement nus ; Ame no nuhoko, la Lance Céleste, serait portée par un Izanagi ityphallique, je leur ferais visiter le musée d’Art Moderne de Strasbourg, lequel serait rempli de visiteurs SS et d’hommes de Cro-Magnon en train de se livrer à des orgies, et Hirohito mènerait la danse en mangeant de la choucroute. Vous m’aideriez ? Ou bien y verriez-vous un blasphème ?

Metteurs en ob-scène

Quelqu’un aurait crié « bullshit » lors de la générale (déjections de bovin) : j’ai regretté que cela n’en fût point… Ce qui a été exhibé sur le plateau dépassait l’entendement en termes d’ignorance, de contresens et de vanité. Liberté, liberté chérie, dans nos démocraties, celle des metteurs en obscène ne connaît aucun tabou, aucune limite ; heureusement que le spectateur est libre également de faire part de son écœurement…

Achtet mir die Meister nur ! (= Ne faites pas l’impasse sur nos maîtres !)

Grâce à la non-compréhension des romans de Chrétien de Troyes et de Wolfram von Eschenbach, et de la culture qu’ils représentent (encore faudrait-il maîtriser le français et l’allemand), un génie malfaisant s’est attaqué au livret de Richard Wagner et en fait ressortir tout le mauvais goût et les idées puériles. Il n’a oublié qu’une chose : faire débuter son prélude par une valse, et y mêler, ressemblance aidant, le « Beau Danube bleu » de J. Strauss… Ben oui, pourquoi ne pas massacrer la musique aussi, tant qu’on y est ?

Et si ce metteur en scène avait raison ?

(Je me fais l’avocat du diable, puisque j’aime le Parsifal de Wagner, autant d’ailleurs que Perceval le Galois de Chrétien de Troyes, et le Parzival de von Eschenbach…)

Il faut bien dire que le dernier opéra de Wagner est assez grotesque, avec ces histoires de « chaste fol » accédant enfin à la compréhension par l’empathie ; tout ce fatras de plaie, de sexe, de Graal et de lance sacrée est insupportable ! Et puis cette musique annonçant Phil Glass avec ses redondances incessantes et son minimalisme… D’accord, elle n’est pas inintéressante, mais une heure aurait suffi…

Aucun rapport avec la choucroute

En tout cas, un grand merci au metteur en scène d’avoir fait ressortir la médiocrité de l’ouvrage au moyen d’images loufoques, vulgaires ou anachroniques ; en fait, il a fait comprendre que Parsifal n’était qu’une grosse choucroute, ce en ressassant au fil du propos qu’il n’y avait aucun rapport avec, précisément, la choucroute.

J’ai hâte que monsieur Miyamoto compose lui-même un opéra, à n’en pas douter, il sera magnifique… surtout si l’absence de rideau s’ouvre sur une grosse mémère dans le plus simple appareil, dondon qui ne serait rien moins que la mère dudit Izanagi cité plus haut.

Petit conseil du maestro Richard Wagner à Amon Miyamoto :

Ne faites pas l’impasse sur nos maîtres !

Procurez-vous une bonne traduction du livret de Wagner, et vous constaterez qu’à la fin du 1er acte, Parsifal ne montre absolument aucun signe d’empathie ! Il ne pousserait sûrement pas le fauteuil roulant d’Amfortas, puisqu’il reste là, le visage vide d’expression, ce qui incite Gurnemanz à lui conseiller d’aller garder les oies. De plus, renseignez-vous sur la date de l’invention des fauteuils roulants… Et aussi sur ce qu’est une châsse (Schrein en allemand), notamment celle qui contient le graal… Sauriez-vous dire mon Parsifal n’a aucun rapport avec la choucroute en japonais ?

Petit conseil au traducteur des sur-titres

Il est essentiel de traduire der reine Tor par le chaste fol, l’expression qu’avait imaginée Alfred Ernst à l’époque de Wagner… Votre un pur, un innocent ne rend absolument pas l’idée.

Ch. Treuil de Montessieu

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C- à qui veut… la lire

Le 2 décembre 2018

Vive le bonnet phrygien ! Vive Marianne-Antipolis !

Bien chers amoureux de notre bonnet phrygien et de Marianne,

Voici deux idées farfelues à soumettre à bon entendeur…

Capitale tournante, un conte fantastique

Lors d’une cérémonie télévisée, on présente, tous les dix ans, un panier à une enfant, panier contenant de petits papiers numérotés de 1 à 101, numérotation correspondant au nombre de départements français ; ensuite, la fillette en extrait, à l’aveuglette, un seul, dont elle lit le numéro, haut et fort. Le chef-lieu de ce département est alors désigné pour être la nouvelle capitale française pour les 10 années à venir.

A l’heure de l’informatique, point de problèmes de déménagement de dossiers (comme entre Bruxelles et Strasbourg…), seul le gouvernement déménage. Chacun des chefs-lieux départementaux a donc dix années devant lui pour se préparer à sa nouvelle mission : toute la logistique et toutes les infrastructures nécessaires vont donc être adaptées ou créées afin de muer une ville en capitale. Que de corps de métiers sont alors nécessaires ! Quel bol d’oxygène pour la nation, et quelle excitation, tous les dix ans !

Comme le panier compte, chaque fois, toujours 101 fiches, une ville peut fort bien se voir réinvestie de cette mission de capitale nationale, dans la foulée ou à plus long terme. Au fait, Paris peut tout aussi bien être désignée…

C’est fou, non ?

Création de la grande métropole de Marianne-Antipolis

Quelque part dans une région déshéritée et assez centrale de l’Hexagone, on bâtit une grande ville de A à Z.

Au nombre des édifices à construire, outre les maisons et autres immeubles d’habitation, on prévoit gares, gares routières, aéroport, hôpitaux, administrations, infrastructures sportives, piscines, bains, stades, théâtres, opéra, salles de concerts, cinémas, magasins, musées, lieux de culte, dont un fac-simile de majestueuse cathédrale gothique réalisée sans béton, foyers en tout genre, maisons de retraite etc. etc. De grands espaces verts et des plans d’eau sont aménagés.

Il tombe sous le sens que des réseaux routier et ferré doivent voir le jour pour assurer le raccord avec le tissu national.

Pour ce faire, on fait venir, de partout, des volontaires parmi les innombrables chômeurs que compte le pays, et qui iront s’installer sur le chantier, le temps que durera la construction ; on convie des artisans de tous les corps de métiers, afin de faire revivre le travail bien fait.

Combien de temps prendra cette réalisation pharaonique ? Difficile à évaluer, mais cela résorbera le chômage et occupera positivement les esprits. C’est fou aussi, non ?

Ch. Treuil de Montessieu,

un citoyen français

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D- au genre homo sapiens sapiens

Le 18 octobre 2019

CIRCONCISION ET EXCISION SONT LES DEUX MAMELLES DE L´OBSCURANTISME

Aucune divinité n´a jamais laissé d´écrit où figurerait « essaie de penser par toi-même ! » Alors, à plus forte raison, livrons-nous à une telle tentative.

Que de rituels barbares subis par les moins de 18 ans !

Imposées à des mineurs, excision, circoncision, infibulation et autres mutilations sont le fait d´esprits mesquins, en tout cas étriqués qui, ce faisant, s´arrogent un pouvoir sur eux. « Puisqu´on m´a mutilé(e), il n´y a pas de raison que je ne mutile pas mon fils ou ma fille ! » Et de transmettre ce geste cruel de père en fils ou de mère en fille… « Chez nous, c´est la tradition. » voilà la rengaine.

Entendu lors d´un tel rituel : « Pourquoi s´insurger, même le christ a été circoncis ! »

Chers apprentis des Lumières, proposez donc à votre enfant une telle mutilation le jour de ses dix-huit ans, vous lui enseignerez alors qu’il existe un libre-arbitre.

Et, pitié, laissez aux urologues éclairés le soin de décider si une opération est indispensable : ils parviendront, par exemple, à limiter les dégâts en cas de phimosis. Au fait, ils savent, eux, que l´orgasme féminin n´est pas un péché, que les ablutions quotidiennes ne nuisent pas au gland et que ce dernier n´est pas protégé en vain… En tout cas, ils n´ont aucun doute sur le fait que la masturbation, elle, ne rend pas stupide… Sourd, tout au plus.

Question aux tenants des pratiques susnommées : existe-t-il un écrit où figurerait « tu devras mutiler ton enfant mineur ! »

Quant à la circoncision, l’article du Courrier International (paru le 15.01.2020) est édifiant :

https://www.courrierinternational.com/article/societe-le-traumatisme-des-israeliens-circoncis-lage-adulte

Ch. Treuil de Montessieu

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E- au Président de la République

Le 14 novembre 2018

Marianne se meurt, Marianne est morte !

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de solliciter de votre bienveillance l’instauration d’une nouvelle journée de commémoration, à savoir le 7 janvier, et qui regrouperait une kyrielle d´événements tragiques survenus ces dernières années dans l´Hexagone.

N´en rappelons que quelques dates, par pudeur : le 13 novembre 2015 à Paris (Bataclan, Stade de France etc.), le 14 juillet 2016 à Nice, le 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, le 11 décembre 2018 à Strasbourg

Pourquoi ce choix arbitraire du 7 janvier ? La France commémorerait ainsi l´assassinat de la République, en cette funeste matinée de 2015, à Charlie Hebdo ; toutes les cloches du pays se mettraient alors à sonner le glas vers 11 h 30 et ce, pendant tout le temps qu’a duré ce monstrueux carnage. En outre, une minute de silence serait respectée dans les établissements scolaires. Rappelons que, ce jour-là, des islamistes sont venus jusque dans nos bras, égorger… qui ? Marianne.

L’effet de sidération dissipé, il serait temps, en effet, que la France prenne conscience qu’elle doit se battre au nom de cette valeur sacrée qu’est la laïcité ; n’oublions pas que le siècle des Lumières est passé par là, et que Molière a bouté les tartuffes hors de la patrie.

Cessons une fois pour toutes de faire dans le « politiquement correct » face à une engeance qui, précisément, n’a cure de ce principe et qui, justement, stigmatise les musulmans ! D´ailleurs, le 7 janvier serait chômé pour tous…

Vous remerciant d’avoir bien voulu lire ces lignes, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération.

Ch. Treuil de Montessieu,

un citoyen français

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F- aux journalistes et aux responsables politiques

Le 6 octobre 2019

Madame, Monsieur,

Un grand merci à vous de préciser, dans le cas de l’acte terroriste d’un(e) radicalisé(e), à quelle religion on a affaire : en effet, lorsque vous évoquez la « radicalisation », on reste souvent sur sa faim, ne sachant s’il s’agit de radicalisation protestante, juive, catholique, bouddhiste, animiste ou islamiste. A titre de comparaison, c’est comme si vous déclariez « un animal à fourrure a tué une souris ».

Allez, courage, appelez un chat un chat, que diantre !

« Il s’est radicalisé« , dites-vous par exemple, en ne donnant ni prénom ni patronyme, ce qui nous force à aller consulter les sites sulfureux pour en savoir plus long : et là, on apprendra que le terroriste a crié « Bouddha est grand » ou encore « Yahvé est grand » avant d’égorger sa victime, autant d’assertions radicales pour la compréhension…

Ch. Treuil de Montessieu

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G- aux détenteurs de dogmes religieux, un clin d´œil à Descartes

Le 22 février 2020

Amendement… honorable possible pour les partisans de l’abattage rituel ?

Les lois évoluent avec des découvertes scientifiques qui forcent à l’humilité… Que de progrès ! Il y a 2000 ans, on ignorait l’existence des germes pathogènes ; depuis Pasteur, Koch ou Fleming, on a compris qu’il valait mieux s’adapter si l’on souhaitait survivre…

Que diriez-vous, si d’étranges textes sacrés forçaient les croyants à manger à même le trottoir et à laisser les mouches se poser sur les aliments pour s’en délecter et y pondre ? Il est vraisemblable que vous tenteriez de dire auxdits pratiquants que cela n’est pas hygiénique.

Que diriez-vous à quelqu’un qui se contente de se passer les mains à l’eau après avoir été à la selle ? Que, manifestement, il ne sait pas qu’il existe des bactéries (Escherichia coli, par exemple) pouvant s’avérer dangereuses, et qu’il vaut mieux se désinfecter les mains. Si, en matière d’hygiène, les croyants avaient été informés, au fil des siècles, il n’y aurait jamais eu d’épidémies de peste ou de choléra, par exemple.

Heureusement pour nous, de géniaux scientifiques sont passés par là, nous enseignant plein d’astuces salutaires et, surtout, mettant au point des vaccins efficaces…

Êtres trimbalés comme des objets inanimés

Êtres insuffisamment étourdis avant d’être massacrés

L’Occident commence à prendre conscience qu’il y a des dérives en matière d’abattage des animaux et, petit à petit, les responsables politiques modifient la législation. Au 21ème siècle, on a enfin compris que les humains n’étaient pas les seuls à avoir une âme et à souffrir : si déjà on ne peut se passer de viande, qu’au moins, en les étourdissant, on épargne d’atroces douleurs aux bêtes. Et qu’avant le supplice final, on ne leur impose pas d’inhumains trajets en camion où ils sont livrés à eux-mêmes, sans aliments et sans eau, et soumis à toutes sortes de sévices infligés involontairement ou non.

Si vous disposez d’un tant soit peu d’empathie, imaginez l’horreur absolue que représente un égorgement : mettez-vous donc à la place de la victime ! La souffrance est incommensurable, cosmique et, dans un râle interminable, elle se sent crever… Que disent encore les médecins et les biologistes ? Que, pris dans ce cauchemar innommable, l’être agonisant vomit et que ces souillures viennent contaminer la viande

Une redistribution Descartes

Alors, pitié, étourdissez ces pauvres créatures avant de les immoler ! Si, il y a des siècles, on avait démontré aux sages à l’origine des textes, que des germes pouvaient mettre la vie des citoyens en danger, ils les auraient modifiés, puisqu’ils étaient… sages ! Aucune divinité ni aurait vu d’inconvénient, pour sûr, et la foi des croyants serait demeurée intacte, puisqu’elle réside dans leur cœur ; en la matière, un adage comme « Je crois donc je suis » pourrait représenter une redistribution des cartes…

Ch. Treuil de Montessieu

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H- à Madame Jeanne Barseghian, Maire de Strasbourg

Le 29.06.2020

Une nouvelle et magnifique allée à Strasbourg, la mal-aimée

Madame la Maire,

En rêve m´est apparue une magnifique allée de 3 km de long, voie agrémentée de deux rangées d’arbres et de jardinières ; partout des commerces de détail, des terrasses de cafés, des brasseries, des bureaux de poste, et, circulant en son milieu, des minibus à hydrogène gratuits pour les riverains. Ces derniers pouvaient enfin ouvrir leurs fenêtres ou s’asseoir à leur balcon pour goûter la vue et la rumeur feutrée de la ville, sans avoir à respirer de particules ou de gaz nocifs. On n’entendait aucunement le bruit de la circulation automobile, pour la bonne raison qu’elle empruntait un grand tube souterrain allant de la place d’Islande à celle de Haguenau… À chaque extrémité, on disposait de silos et de parkings souterrains. Comme cette avenue remplaçait les avenues de la Forêt Noire, d’Alsace et des Vosges, la CUS l’avait rebaptisée Allée du Mercure vosgien. Pour venir à bout des problèmes liés à la fois aux couches d’argile et de limon et à la nappe phréatique, les architectes s’étaient inspirés des méthodes mises en œuvre par les bâtisseurs de la Cathédrale il y a plus de mille ans, et par les ingénieurs ayant réalisé le Tunnel sous la Manche.

Quant aux coûts générés par cette imposante réalisation, ils n´excédaient en rien les sommes faramineuses gaspillées depuis des décennies à relooker la place Kléber ou celle de la gare, puis celles, dilapidées pour réaménager lesdites places et les relooker encore…, passant de l´ÉLÉGANTISSIME 😥 « Maison rouge » ou la MIRIFIQUE 😥 « galerie à l´en-verre » à l´habillage ÉPOUSTOUFLANT 😥 du bâtiment de la pauvre gare, en passant par les innombrables tentatives visant à entourer le général Kléber d´une place digne de ce nom… En deux mots : c´est cela, une ville mal-aimée et des citoyens invités sans cesse à cracher au bassinet pour d´(affligeantes) prunes.

Bref, Strasbourg, dans ce songe exquis,

était devenue, avec ses facettes multiples, l’une des plus belles cités d’Europe, peut-être du monde, et elle méritait enfin pleinement le titre de capitale européenne

En m’éveillant, je me suis pris à…

rêver à une maire qui, enfin, nous débarrasserait de cet axe épouvantable à plus d’un titre, que ce soit pour les riverains, les automobilistes, les cyclistes ou les piétons. Vu la pollution qu’il génère, il dégrade la Neustadt depuis 1945 et donne une piètre image de l´actuelle « capitale européenne ».

Et si cette maire providentielle, c’était vous, Madame Barseghian ?

Dans ce cas, que les divinités de l´Urbanisme vous inspirent cette audace, afin que L’Allée du Mercure vosgien voie le jour.

Vous remerciant d’avoir eu la patience de lire ces lignes, je vous prie d’agréer, Madame la Maire, mes meilleurs vœux de réussite ainsi que mes salutations les plus cordiales.

Ch. Treuil de Montessieu

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I- à Marianne, pour le rapatriement des cendres de Napoléon III, de son épouse Eugénie et du prince impérial, leur fils.

Le 30.04.2020

Chère Marianne,

J’ai le bonheur de solliciter de votre clairvoyance républicaine une intervention auprès du Chef de l’État ; il s’agirait de rendre justice à un immense personnage de l’Histoire de France, je veux parler de Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873), devenu empereur sous le nom de Napoléon III et qui, de 1852 à 1870, dirigea et façonna notre pays.

On doit à ce cosmopolite génial (qui parlait au moins trois langues)

un état moderne doté, dans ses moindres recoins, d’infrastructures à la pointe du progrès de l’époque. On lui doit ce qui fait la splendeur de Paris et d’un grand nombre d’autres villes de l’Hexagone, mais aussi nombre d’avancées scientifiques, techniques et urbanistiques ; la biographie de Pierre Milza ne manquera pas de vous éclairer sur tous ses traits de génie… Cet immense personnage, à qui des esprits mesquins (pardon Monsieur Hugo…) reprochent depuis 150 ans un tas de défauts ou de ratés, notamment Sedan, n’a même pas eu droit à une avenue ou une place parisienne. Bref, on le traite comme un proscrit.

Comment rendre justice à Napoléon III ?

En rapatriant ses cendres, ainsi que celles de son épouse et de leur fils, de Farnborough à Paris ; l’idéal serait d’inhumer l’empereur au Panthéon ou, mieux, de lui ériger un mausolée dans un lieu emblématique de la Capitale. Entre les Invalides et la Tour Eiffel ? En tout cas, l’Angleterre n’aurait aucune raison de s’opposer à ce transfert si notre Président en faisait la demande, en anglais, s’entend…

Vous remerciant d’avoir bien voulu lire cette requête, je vous prie d’agréer, chère Marianne, l’expression de ma plus profonde vénération.

Ch. Treuil de Montessieu,

un admirateur de Napoléon le Grand

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J- à Christophe Honoré, au public d’opéras et aux décideurs

Le 11.7.20

au soir de la retransmission sur Arte

d’un opéra magistral du génial compositeur Christophe Honoré

Certes, pour vous, l’immémorable performance d’Aix-en-Provence, en 2019, c’est de l’histoire ancienne, mais moi, je suis encore sous le charme.

Le compositeur contemporain Christophe Honoré nous a gratifié d’une œuvre dont on reparlera encore il y a des siècles… Sa musique, qui fut honteusement plagiée par Puccini, est époustouflante. Son argument, dont s’est pitoyablement inspiré Victorien Sardou, est bouleversant ; d’ailleurs, ce dernier s’est comporté comme Sixtus Beckmesser, puisqu’il a bêtement copié en pondant une bouillie informe…

Cher Public, cesse enfin de te laisser empapaouter, écarte plutôt les cuistres !

Quant à vous, les décideurs et vous autres, les critiques blasés, cédez donc la place à de véritables amateurs ! Comme vous aurez alors davantage de loisirs, faites enfin preuve de courage et d’originalité, et composez vous-mêmes des spectacles lyriques de votre cru : je ne manquerai alors pas d’aller les savourer.

Un conseil cependant : l’opéra se doit aujourd’hui, s’il veut survivre, de concurrencer le 7ème art. Dites-vous qu’il en fallait, des Deus ex machina pour épater et faire rêver des Louis XIV ; à l’heure des effets spéciaux, rien ne serait plus simple, sur scène, que de méduser le spectateur. N’oublions pas qu’à la différence d’un film, on a affaire à du direct, avec toutes les tensions que cela implique… Bref, faisons enfin du SPECTACLE TOTAL !

Ah, un autre conseil, tant con ni est : s’il s’agit de Cendrillon, évitons d’en faire une pouffe travaillant dans le quartier de la Défense, si c’est Blanche-Neige, n’en faisons pas une transsexuelle assistée de 7 traders de Wall Street, si c’est le Petit Chaperon rouge, ne le transformons pas en pédophile sautant les loups, etc. Non, laissons tout dans son jus, afin que les enfants s’y retrouvent et, je le répète, quitte à faire du neuf, ÉCRIVONS NOS PROPRES CONTES DE FÉES, COURAGEUSEMENT.

Au fait, ma lettre ouverte est sciemment décousue, conçue un peu sur le modèle de ce que j’ai vu hier sur Arte, du n’importe quoi, quoi, mais bon, faut dire que je suis encore tout étourdi… manon-manon.

Ch. Treuil de Montessieu

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K- à l´adresse de l´État : pitié rendez-nous Radio-France !

Le 16 décembre 2019

Radio-France, c´est l’exception française par excellence, l’excellence française qui s’ignore, une merveilleuse et richissime pâtisserie inégalée, un édifice divin auquel même Antonin Carême n’avait pas pensé…

Je mets quiconque au défit de citer un autre pays, dans le monde, qui puisse s’enorgueillir d’une telle institution. Manifestement, l’état qui l’abrite n’en a nulle conscience : il la charcute, la malmène, la conduit doucement au trépas.

Si cela arrive, Cassandre vous prévient, vous les Décideurs, ce sont la France et sa culture qui seront mortes et le français condamné.

Avec cette grève inter et minable, nous en avons un avant-goût : France-Musique sans une voix humaine pour annoncer et désannoncer, c’est nul à ch… ialer, alors je me rabats sur les radios privées, Et France-Culture, y a quelqu’un ? France-Inter, où sont les magistrales émissions sans pub, et le magnifique « jeu des mille euros » ? France-Info, aïe-aïe-aïe, on est obligé de se brancher sur la « première radio de France » (finalement pas si mal, pubs mises à part), etc. etc. bref, tout se délite, et je suis poli.

Une suggestion à l´adresse desdits décideurs : puisque vous n’y arrivez pas, financièrement, et au lieu de dégraisser le mammouth de la Maison Ronde, suppliez donc les dix familles les plus riches de l’Hexagone d’approvisionner une cagnotte destinée à refaire une santé à notre trésor national…

Ch. Treuil de Montessieu

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L- à Monsieur le Ministre Gérald Darmanin

Le 23 octobre 2020

      Le saint doux

Monsieur le Ministre,

J’ai l’honneur d´éprouver la même sensation étrange que vous devant les fameux rayons casher ou halal des hypermarchés de notre république si laïque… Curieusement, on ne trouve rien de ce genre en Allemagne, pourtant un modèle de démocratie ; le fait est que les différentes communautés y disposent de leurs propres magasins.

En tout état de cause, il m’est venu une idée que je compte soumettre au Saint-Père, le Pape François ; il s’agirait de créer, à côté des rayons susnommés, un assortiment de produits proposés à la vente sous le label « Béni par le Pape / abattage dans les règles de lard ».

Cependant mes amis sont d’avis que cela provoquerait l’hilarité, en zone libre, dans l’Hexagone. Au fait, qu’en penseraient les gérants d’hypermarchés ? Pour ma part, je ne sais plus trop à quel saint doux me vouer.

Recevez, Monsieur le Ministre, mes salutations les plus respectueuses et les plus cordiales.

Ch. Treuil de Montessieu

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M- à Madame la Présidente Ursula von der Leyen

Madame la Présidente,

Hélas, assise sur les ruines de Missolonghi, notre mère à tous, la Grèce, drapée dans sa « pourpre en lambeaux », n’a même plus la force d’articuler à notre adresse :

Βοήθεια, σώστε μας! Hilfe, rettet uns! Help! S.O.S.! Au secours, sauvez-nous !

Winckelmann, Lord Byron, Chateaubriand, Vigny, Delacroix, Roger Peyrefitte

et tant d’autres se retournent dans leur tombe, et nous sommes tous là à parler de finances…

Certes, il y a le nerf de la guerre, mais au nom de l’héritage considérable que nous a laissé cette grande dame, du lexique à la démocratie en passant par la mythologie et la philosophie, invoquons le maître de l’Olympe : qu’il nous inspire, à nous ses enfants, non point des lamentations, mais des idées et de la force pour la revigorer.

De concert, nous les Européens, faisons donc vite renaître Hellas de ses cendres. Au fait, les Australiens, les Américains et tous les pays du Commonwealth pourraient bien nous prêter main forte : nombre d’entre eux ne sont-ils pas des démocraties ? Et l’anglais ne doit-il pas beaucoup à la langue grecque ?

Vous, Madame, qui honorez l’Europe par votre cosmopolitisme, vous avez certainement des accointances parmi les couturiers qui, eux, sauront comment refaire sa somptueuse pourpre à notre mitéra… En son nom, un grand merci à vous.

Vous souhaitant bonne continuation, je vous adresse, Madame la Présidente, mes salutations les plus cordiales.

Ch. Treuil de Montessieu

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N- à la Commission Européenne

25.02.2021

Peuchère, Madame Incurie,

Je sais que vous ne répondrez jamais, puisque vous n’existez pas vraiment…

L’une des nombreuses preuves de votre inconsistance : je passe le Pont de l’Europe avec ma voiture immatriculée dans la ville frontalière de Kehl, pour aller vivre à Strasbourg, tout aussi frontalière. Ni la France ni l’Allemagne ne faisant partie de l’U. E., le changement d’immatriculation relève autant du parcours du combattant, que s’il s’agissait de la Corée du Nord.

Entre autres débilités, le T.U.V. allemand n’est pas valable en France et on vous impose de repasser par le contrôle technique ; ensuite, allez savoir dans quel ordre se font les démarches. D’abord, il vaut mieux prendre une RTT pour tenter de tout régler en une journée : en effet, le fléchage est incertain, qui vous oblige à vous rendre là d’abord, puis de l’autre côté, ou l’inverse… sans oublier de repasser par la case départ après avoir envoyé votre C. I. via lecteur USB de carte CI.

Kézako? Il s’agit d’un lecteur ultramoderne à se procurer, en période de pandémie, bien sûr auprès des GAFA, une partie de ces contorsions se faisant, obligatoirement et pour plus de simplicité, par l’internet. Et des heures au téléphone à se farcir, en boucle, les messages des files d’attente.

Et l’assurance-auto, me demanderez-vous ? Eh bien l’allemande n’est pas valable dans l’Hexagone non plus, il faut se réassurer côté français !

Même Kafka n’eût pu imaginer un tel foutoir, tout au plus Dédale…

Bref, l’Union Européenne n’est qu’une vaste chienlit ; quant à ceux qui sont supposés s’en occuper, ils continuent de s’en mettre plein les poches, et nous, de payer des impôts pour les engraisser.

Ch. Treuil de Montessieu

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O- à Monsieur le Premier Ministre et à Monsieur le ministre de l’Intérieur

Le 6 mars 2021

Messieurs les ministres,

Sauf votre respect,

je me jette à vos pieds, j’embrasse vos genoux, je demande justice

Suggestion : envoyons le GIGN et les paras dans les « quartiers sensibles » et ordonnons les tirs à vue pendant le couvre-feu ; on répondra ainsi aux individus insensibles qui prennent les policiers pour cibles et les citoyens pour des pleutres.

Moi, un facho ? Non, ce sont eux, les sans-foi-ni-loi qui font régner la terreur, qui dégradent les biens de la République, qui parlent de niquer les céfrans et les blancs, qui harcèlent les adolescentes ou adultes parce qu’elles portent jupe ou pantalon. Je t’en foutrais, moi, des « incivilités de sauvageons » !!

Cessons de causer comme les précieuses ridicules,

ce sont des crimes, tout simplement. « Il faut enlever la tumeur, dit le chirurgien, mais aussi que vous arrêtiez de fumer, car tout vient de là. » La République a failli dans ses territoires oubliés, c’est un fait, et elle va donc incessamment rectifier le tir, mais en attendant, il faut éradiquer le mal.

Aïe-aïe-aïe,

Marianne est peut-être canon, mais elle n’a pas de douilles au fût…

Moi, un réactionnaire ? Ben oui, Messieurs les ministres, faut bien réagir avant que l’irréparable ne se produise grâce à la surenchère constamment magnifiée par les médias.

Il me vient une image : le bambin a chié sur la table, après y avoir régulièrement renversé son yaourt ; ses parents hésitaient à le réprimander par peur qu’il n’aille plus loin. Qu’à cela ne tienne, il ira plus loin, toujours plus loin, et ses aînés cèderont toujours davantage de terrain : de vrais acrobates, ma parole, ils marchent sur la tête…

En clair, voici le constat : la police a pour consigne de ne pas intervenir au stade du yaourt, je veux parler des rodéos en deux-roues, sans casque et au mépris des passants sur les trottoirs, car elle craint de mettre le feu aux banlieues. Or le feu arrive, comme les excréments dudit merdeux en manque d’encadrement. Et vas-y que je te brûle les voitures, que je bombarde flics ou pompiers à coup de ce qu’on veut, ou même qu’on les canarde à balles réelles. Résultat, nos gouvernements permettent à ces « sales garnements » de vaincre sans péril et de triompher sans gloire.

Marianne se voile donc la face ; espérons qu’elle ne se voilera pas, tout simplement, se faisant complice des semeurs de désordres …

PALINODIE

Marianne (Marie et sa mère Anne) apporte l’amour dans lesdits quartiers sensibles. Ce baume n’a rien du substrat mièvre et inconsistant destiné à faire des prosélytes : il est constitué d’une lumineuse cape bleue couvrant les enfants, ce sans distinction d’origine, d’ethnie ou de confession. L’analyse de cet onguent providentiel a révélé qu’il renfermait une éducation républicaine riche en connaissances héritées du Siècle des Lumières et, conjointement, un apprentissage de la responsabilité.

Rien d’étonnant à ce que la jeunesse ainsi formée vénère sa mère nourricière et fasse son possible pour lui assurer santé et pérennité.

Ch. Treuil de Montessieu

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P- aux mères de tous les gouvernements

Le 8 mars 2021

La mère guidant le peuple, seins nus bien sûr.

Les plantes exhibent leur(s) sexe(s), à savoir les fleurs, et nous nous extasions devant elles ; et de les offrir, entre autres, aux dames âgées, ravies. Serions-nous hypocrites ? Pourquoi les plantes, et pas nous ? Les animaux, passe encore, mais pas les humains !

Pudibonds par pure ignorance, nous pratiquons l’autodénigrement et ne jurons grossièrement qu’en évoquant, directement ou non, notre propre fleur en ces termes : « espèce de con ! », « p’tite bitte ! » etc. Quels sont donc les ignares à avoir jeté le discrédit, voire l’anathème, sur ces parties du corps ? Des religieux ? Des ânes bâtés? Bah, vaste débat.

Plus triste encore, les affligeants « nique ta mère ! » ou bien « espèce de pute ! », des invectives même pas pensables chez les animaux s’ils savaient parler et qui ont acquis leurs lettres de noblesse en français. Sans parler de l’interjection « putain ! », qui ponctue sans cesse notre langage. Beurk-beurk-beurk. Quiconque insulte son semblable en ces termes se porte lui-même atteinte et déprécie tout le genre humain, puisque sans con et sans bitte il n’eût pu venir au monde. Ne parlons même pas de la notion même de prostitution (dont le principe serait difficile à expliquer à un chat ou à un chien).

Or ces interdits grotesques et dangereux vont plus loin, puisque même les seins représentent un tabou. En conclusion, la naissance d’un nouvel être humain est une chose honteuse et impure, tout comme l’est le fait de lui donner la tétée… Cela représente une manière de suicide de l’intellect, même si ce dernier n’existe qu’à l’état de pois chiche, en tout cas un fatras inextricable.

Heureusement que la Grèce antique et le tantrisme hindou nous ont ouvert la voie, et que Delacroix a montré le chemin : sa Liberté guidant le peuple glorifie, en fait, les personnes du sexe (faible). Nombre de villes des USA autorisent les femmes à évoluer seins nus, une mesure très équitable, puisque les hommes, jeunes ou non, ont partout le droit de se promener torse nu et en short, sans parler des endroits, dans le monde, ou le nudisme intégral est licite.

Ce 8 mars 2021 pourrait marquer le début d’une ère nouvelle : celle où nous glorifierons la conception, la naissance, la vie et, surtout, les femmes qui nous la donnent. Au-delà de la parité, nous ferons en sorte que les postes essentiels de nos nations soient occupés par des mères : présidence, ministères et autres mairies. Lorsqu’on a porté un enfant pendant neuf mois, qu’on a accouché, souvent très péniblement, qu’on se tape l’éducation, parfois le dressage, de ses bambins, on connaît nécessairement quelque chose à la vie et on l’apprécie à sa juste valeur. Imaginons une présidente de la république, mère d’une fille et d’un garçon ; il est peu probable qu’elle décide de déclencher une guerre, non ?

Beau sujet de dissertation, tout ça, pour des ados ne sachant plus à quel saint se vouer. En tout état de cause, je proclame : « Vive les mères libres et toutes les mamelles de la France ! » (car labourage et pâturage, cela ne suffit pas…), bref, vive la Liberté éclairant le monde !

Ch. Treuil de Montessieu

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Q- à Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Culture

Le 18 octobre 2020

     De cuistres et de fèces : massacres subventionnés de Tosca, de Don Giovanni, du Requiem de Mozart, de Parsifal ou de Samson et Dalila

Madame la Ministre,

J’ai l’honneur de vous faire partager ma frustration : friand de musique lyrique, je déserte les festivals (Aix par ex.) ou autres salles d’opéra (Strasbourg par ex.) subventionnés (grâce à nos impôts), tant les mises en scène sont absconses voire épouvantables.

À bas les trissotins ! À bas le fascisme sur les scènes lyriques !

Que notre Marianne écarte enfin les cuistres !

Que Romeo Castellucci, Christophe Honoré, Raphaël Pichon, Marie-Eve Signeyrole ou Amon Miyamoto aient ENFIN le cran de composer des œuvres de leur cru ; ainsi cesseraient-ils de profaner notre bien à tous, ce qui est aussi lâche et affreux que de violer des enfants.

L´Occident et tout ce qu´on nomme Culture sont en grand danger de disparaître, harcelés qu’ils sont de toutes parts : raffolant de néant, des intégristes de tout poil égorgent ou décapitent à tout-va, incendient ou dynamitent à tire-larigot. Tout cela, nous le savons…

Or ils sont assistés, dans leur systématique travail de sape, par des collabos massacrant tout autant Mozart, Saint-Saëns, Puccini, Sardou, Chrétien de Troyes que Wagner ; reste à savoir quels hauts responsables autorisent, la bouche en cul-de-poule, ces assassins à sévir sous couvert d’originalité et au frais de la princesse (le contribuable)… et pourquoi de nobles chaînes s´en font l´écho en rediffusant leurs fèces. Che schifo !

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l´expression de ma haute considération.

Ch. Treuil de Montessieu

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R- à la France admirative, hommage à Pierre Perret 

Mais non, il est encore parmi nous, rassurez-vous !

Le 07.09.2021

Bien cher Pierre,

Vous qui, depuis si longtemps, nous apportez la jubilation ou les larmes sur des napperons de poésie, et des poèmes dans des flasques de gnôle, des zizinepties à se faire dessus, à mon tour de vous faire rire (peut-être)…

Certes vous êtes le fils naturel de Rabelais et de Ronsard, mais un tas d’autres chantres, mous et plus durs, s’étaient invités à la noce dans le plumard où vous fûtes conçu ; c’est de Georges Brassens que je tiens l’info. Quelle prouesse : même quand vous faites dans le libidineux, la raffinée Gauloise rit. Qu’il fait bon, chez vous, Maître Pierre ! Vous représentez, à vous seul, notre France immaculée et sa culture séculaire…

Mais non, en fait, je crains que vous ne vous insurgiez contre l’appel à la cantonade suivant : il faudrait que notre pays reconnaissant vous érige un monument, avant, dans quelques décennies, de vous faire entrer au Panthéon. Pardon d’écorner votre modestie, mais je ne sais à qui adresser ce cri du cœur…

Je me doute que vous visez une longévité allant au moins jusqu’au 9 juillet 2034, mais il serait tellement plus émouvant que l’érection susnommée ait lieu, par exemple, le 9 juillet prochain, longtemps, longtemps, longtemps avant que le poète ait disparu…

En tout état de cause, ce message est une bouteille à la mer.

Longue vie à vous, cher Pierre, et mes salutations les plus cordiales.

Ch. Treuil de Montessieu

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S- à la Sécu

Le 15.10.2021

Carte VITALE biométrique : sa mise en place reviendrait à 5 milliards d’€ de moins que les fraudes !

La proposition de loi prévoyant son lancement avait été adoptée le 19 novembre 2019 par les sénateurs, mais rejetée un an plus tard par les députés ; quelles que soient leurs motivations, elles ne sont pas recevables, surtout si l’on met en regard ce que coûterait la réalisation d’un tel projet et la dette abyssale de la Sécu.

Le fait est que mettre en place la technologie biométrique sur des cartes plastiques reviendrait à environ 400 millions d’euros. Par ailleurs, les Affaires sociales estiment à une trentaine de milliards d’euros par an la fraude sociale, dont 5,4 rien que pour la carte Vitale. De façon imagée : 400 000 000 vs. 5 400 000 000. Y a-t-il besoin d’un commentaire ?

Quoi qu’il en soit, la pauvre AMELI est la proie des faussaires, la France est gangrenée par des centaines de milliers de profiteurs qui viennent de partout se faire soigner à l’œil, même s’ils y voient très bien… Point n’est besoin de préciser sur le dos de qui, et cela engendre des tensions, d’autant plus que nombre de parasites avouent en clair n’avoir nulle envie de rentrer chez eux à ce tarif-là. Mais bon sang, la France n’a pas vocation à être la vache à lait de la Méditerranée !

Alors, vite, Mesdames et Messieurs les Député(e)s, ne tergiversez plus, votez vite le lancement de cette carte VITALE biométrique aussi infalsifiable qu’une carte d’identité nouvelle génération ; vous contribuerez ainsi à désamorcer les rancœurs. Un grand merci au nom de tous les affiliés à la Sécurité Sociale.

Ch. Treuil de Montessieu

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T- aux habitants de Petibonum et de Babaorum, vivent les piques-niques républicains !

Le 16.10.2021

Vive les pique-niques républicains – Lettre ouverte aux habitants de Petibonum et de Babaorum, ceux qui boutent les importuns hors de France en dégustant du sanglier et en sirotant du pinard

Pour compenser la morosité de cette journée, voici le remède d’Hamlet « Ô vin dissipe la tristesse Qui pèse sur mon cœur ! A moi les rêves de l’ivresse Et le rire moqueur ! » *

A défaut de pouvoir organiser des banquets façon Astérix en cette émouvante journée de commémoration, et malgré le temps quelque peu maussade, vous les Français, les vrais, vous êtes invités à vous armer ! Oui, mais d’un sauciflard et d’une baguette (ou bien d’un jambon-beurre), d’un calendos et d’un bon rouge qui tache ; ensuite, rassemblons-nous dans des espaces conviviaux pour festoyer gaiement lors de pique-niques bien de chez nous et qui rétabliront la cohésion sociale. Voilà qui est nouveau : en France, tout commence par des chansons !

Mise en garde : la viande de porc avec modération ! Pour le vin, on verrat

* dans l’opéra d’Ambroise Thomas

Ch. Treuil de Montessieu

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U- à Monsieur Alain Perroux, directeur de l’Opéra du Rhin

Le 19.10.2021

Cher Monsieur,

Comme j’avais dénoncé, le 26 janvier 2020, un Parsifal massacré par un certain Miyamoto, je me dois de manifester mon immense joie d’avoir assisté, le 16 octobre 21, à un merveilleux Stiffelio. Enfin de l’opéra, du très grand, même, et que vous venez d’accueillir dans votre théâtre ! Pour qualifier ce spectacle, deux mots me viennent à l’esprit : professionnalisme et beauté.

J’ai vécu un véritable jour de grâce : moi qui raffole de Verdi, des metteurs en scène acquis à l’art lyrique et non aux effets de mode des cuistres, j’ai été gâté. Enfin une ouverture à rideau fermé ! Et quelle ouverture ! Merci mille fois, maestro Andrea Sanguineti, vous étiez Giuseppe Verdi, tout simplement, et je suis déçu que personne ne se soit joint à mon « bravo », car vous auriez mérité une ovation dès le début du 1er acte. Tout était à l’avenant, des solistes (presque tous descendus tout droit de l’Olympe), aux chœurs en passant par les décors et la dramaturgie ; Bruno Ravella, vous êtes « ein Mensch » (pour parodier Sarastro), et tout le plateau s’en ressent.

Espérant que les opéras suivants seront montés avec autant d’amour, je vous prie de recevoir, cher Monsieur, mes salutations les plus cordiales.

Ch. Treuil de Montessieu

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V- à la médiatrice de Radio-France : Le français sous notre aile

Le 27.10.2021

Le français sous notre aile

Suggestion : un écriteau / plastron en un lieu exposé visible de tous

Chère Madame,

Et si la Maison de la Radio hébergeait un « Plastron d’amendes honorables » sous un bandeau portant l’intitulé « Le français sous notre aile » ?

Y figureraient, visibles de tous, les fautes récurrentes commises par les journalistes, lesquels seraient cités nommément. Délicat, me direz-vous… et je comprends que cela puisse être mal perçu ; mais il y va de notre bien le plus précieux, ce support d’une culture qui a longtemps représenté le phare du monde occidental. Pensons-y, il pourrait fort bien le redevenir !

Il existe certainement d’autres suggestions de sauvetage, mais en tout état de cause il faut agir vite pour empêcher le navire de couler définitivement, vu qu’il est grave vénère.

Cordialement,

Ch. Treuil de Montessieu

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W- aux metteurs en scène d’opéras (répertoire classique et romantique) – La culture occidentale en péril 2021 – L’opéra assassiné par les cuistres

Qui se sent morveux ?

Le 17.01.2021

Madame, Monsieur,

Si vous voulez faire dans le genre musique lyrique, ne lui faites pas dessus ! Laissez le répertoire en paix, puisque, déjà, vous ne comprenez pas la langue des livrets, et composez vous-même un opéra si toutefois vous en avez les moyens (intellectuels)… Mais peut-être appartenez-vous à l’engeance des cuistres ? Aïe, c’est vrai, vous ne connaissez pas ce mot… Alors, à la définition qu’en donne le Larousse, j’ajoute « prétentieux inculte et robotisé par le système, pistonné et vivant grassement des deniers publics en attendant 1789 et la fin des privilèges ».

Remarquez, le public i…gauchiste étant le plus souvent tout aussi inculte, il ne se lève pas comme un seul homme en criant « remboursez ! »,  avant de quitter la salle profanée ; il ne se rend pas compte que vous lui avez fait dessus, tout simplement…

Si, pour le 7ème art, les réalisateurs suivaient vos pitoyables démarches, on aurait droit à des films aux décors minimalistes, voire inexistants, et à des costumes énigmatiques.

En voici un exemple avec « Le Crime de l’Orient Express » : dans cette mise en scène, point de train, mais une ruche stylisée installée dans un supermarché en construction  ; tous les acteurs sont nus et grimés en geishas. À la place d’un meurtre, on montre un accouchement où la parturiente, un Chippendale velu engendre la gorgone Zola. Quant à l’assassin, il est démasqué dès la première scène, c’est le fils d’Amélie Poulain. Bien sûr, tout n’y est que symboles, et comprenne qui pourra.

Viendrez-vous voir ce chef-d’œuvre ?

Notre culture occidentale a déjà suffisamment d’ennemis sans qu’il faille la saboter de l’intérieur… Alors bas-les-pattes, le répertoire lyrique est sacré, apprenez la langue des livrets et respectez-en les didascalies, ou bien quittez la cour des glands. En tout état de cause, je ne vais plus au théâtre depuis longtemps, craignant qu’un beau jour, lesdits cuistres ne bidouillent également la musique : en effet, étant d’avis qu’il faut moderniser tout ce fatras classique, ils imposeront le mélange des genres. 

En voici un exemple avec « Lohengrin » : ils remplaceront le premier prélude  par celui de la Traviata, le chœur nuptial par la marche du Songe d’une nuit d’été, le leitmotiv de l’interdiction par celui du Lac des Cygnes, le duo Elsa-Ortrun par celui des fleurs de Butterfly. Il tombe sous le sens que l’action se déroulera sur une décharge publique, et que le cygne sera un préservatif…

Vite, monsieur Antoine Louis, inventez-nous une machine en trompe-l’œil qui nous débarrassera de ces minables ! À moins qu’un pilori ne suffise…

 

Ch. Treuil de Montessieu