Napoléon III rentrera au bercail, mais quand ? Lettre ouverte à Marianne pour…
le rapatriement des cendres de Louis-Napoléon Bonaparte, de son épouse Eugénie et du prince impérial, leur fils.
Le 30.04.2020
complété le 11.02.2026
Chère Marianne,
J’ai le bonheur de solliciter de votre clairvoyance républicaine une intervention auprès du Chef de l’État ; il s’agirait de rendre justice à un immense personnage de l’Histoire de France, je veux parler de Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873), devenu empereur sous le nom de Napoléon III et qui, de 1852 à 1870, dirigea et façonna notre pays.
On doit à ce cosmopolite éclairé, qui parlait au moins trois langues :
un état moderne doté, dans ses moindres recoins, d’infrastructures à la pointe du progrès de l’époque. On lui doit de nombreuses villes prestigieuses comme Vichy, Enghien-les-Bains ou Biarritz, on lui doit aussi ce qui fait la splendeur de Paris, mais aussi nombre d’avancées scientifiques, techniques et urbanistiques ; la biographie de Pierre Milza ne manquera pas de vous éclairer sur tous ses traits de génie… Cet immense personnage, à qui des esprits mesquins reprochent depuis 160 ans un tas de défauts ou de ratés, bien évidemment la grotesque tarte à la crème que représente la défaite de Sedan, bref, cet homme peu ordinaire n’a droit qu’à peu d’avenues, de places ou de rues à travers l’Hexagone. Bref, on l’ignore magistralement.
Comment rendre justice à Louis-Napoléon ? Certes en allant visiter, entre autres, Arenenberg, Constance et l’île de Mainau, ou encore le fort de Ham, mais surtout
en rapatriant ses cendres, ainsi que celles de son épouse et de leur fils, de Farnborough à Paris ; l’idéal serait d’inhumer l’empereur au Panthéon ou, mieux, de lui ériger un mausolée dans un lieu emblématique de la Capitale. Entre les Invalides et la Tour Eiffel ? En tout cas, l’Angleterre n’aurait aucune raison de s’opposer à ce transfert si notre Président en faisait la demande, en anglais, s’entend…
Vous remerciant d’avoir bien voulu lire cette requête, je vous prie d’agréer, chère Marianne, l’expression de ma plus profonde vénération.
Vincent Lepalestel