Lettre ouverte à la France dans lequel…

Lettre ouverte à la France dans lequel

Le 12.10.2021

Oui, vous avez bien lu, et vous aussi, vous la faites, cette faute déplorable, littéralement à votre insu. Que vous soyez ho.fe.mme politique, intellectuel.le de droite, de gauche, d’en haut ou d’en bas, scientifique ou journaliste, inclusif.ve ou trissotin.ne, on vous entend au quotidien précipiter notre belle langue dans les flots.

À peine le désaccord du participe passé et les coups de glotte à l’allemande sont-ils entré dans les mœurs suite à l’abandon des liaisons trop dangereuses, qu’un nouvel iceberg déchire notre Titanic : laquelle, lesquels, desquels ont sombré corps et âme, ne subsiste plus que lequel et duquel.

Si yavaikça ! Je vous invite à parcourir l’impressionnante liste de monstruosités sur http://editionsdutroubadour.com/lettre-ouverte-a-madame-brigitte-macron-professeur-de-francais/

et sur

http://editionsdutroubadour.com/jaccuse-grand-remplacement/ ; ensuite, par pitié, faites jouer vos relations auprès du Conseil supérieur de la langue française ainsi que du Ministère de l’Éducation, si toutefois il n’a pas coulé lui aussi, afin que, dès aujourd’hui, les professeurs des écoles soient formés à la langue française. Pour tenter de la sauver du naufrage, voici un modeste conseil : qu’on revienne, à l’écrit comme à l’oral, au français de… 1920 ! Eh oui ! Ceux qui l’avaient façonné, au fil des siècles, en avaient fait une superbe cathédrale que nombre de pays nous enviaient pour ses détails ciselés.

Réapprenons la notion de liaisons mal-ta-propos, lequel éveillent l’esprit en ce qu’elles sont directement liées à l’orthographe : si l’on dit « trois cents Z € », on sait que cent prend un S, au contraire de « cent T € », n’en déplaise à monsieur Pascal Praud

Bref, freinons le grand remplacement du français par des sabirs semblables à des aboiements… Au pilori pour finir : dès (pour à partir de), à l’époque (pour autrefois), quand tu regardes / si tu faisais et que tu disais (pour quand on regarde / si on faisait et qu’on dise), c’est de ça dont on parle (pour qu’on parle).

Et puis qu’on nous fasse grâce des « mais ça se dit plus depuis longtemps ! » assenés d’un air indulgent. Aimons le français, quoi.

Vincent Lepalestel