LETTRES INSANES de MONTESSIEU

14 LETTRES INSANES de MONTESSIEU (publié le 10.02.2020, mis à jour le 29.06.2020)

Charles Treuil de Montessieu s´adresse, sur le mode de la lettre ouverte, dans l´ordre,

1- à Madame Brigitte Macron, professeur de lettres   2- à l´État : pitié rendez-nous Radio-France !  3- au Ministère de l´Intérieur, aux préfets et aux maires 4- à Monsieur Alain Perroux, directeur de l´ONR   5- à qui veut lire la… (Lettre ouverte à qui veut la lire)    6- au genre homo sapiens sapiens    7- au Président de la République Française   8- aux journalistes et aux responsables politiques    9- aux détenteurs de dogmes religieux, un clin d´œil à Descartes   10- à Madame Jeanne Barseghian, Maire de Strasbourg  11- aux directeurs des écoles de journalisme    12- à Molière   13- à madame Jeanne d’Arc    14- à Marianne

1– à Madame Brigitte Macron, professeur de lettres

Le 1er janvier 2018, mis à jour le 01.01.2020

Objet : halte au verbiage en matière de francophonie, oui à l’excellence française

Chère Madame,

J´ai l´honneur de vous supplier d´intercéder en faveur du français, une langue qui, en une trentaine d´années, a commencé de sombrer ; pendant ce temps, l’orchestre continue de ronronner sur le Titanic, et les responsables prétendent défendre notre langue dans le monde… Francophonie par-ci, francophonie par-là… Lorsqu’une faute immonde est faite à la radio, sur France-Culture par exemple, je me sens comme bouté hors de France : j’ai un tel haut-le-corps, que je passe immédiatement à une chaîne musicale sans paroles… Et suis-je vraiment un affreux franchouillard, si j’avoue éprouver moins d’affection envers qui m’envoie un courriel débutant par « Hello Vincent, » et contenant le commentaire « LOL » ? Pourquoi cracher sur notre culture ? « Cher Vincent, » n’engage à rien et c’est si doux… « Marrant, hein ? » ça, c’est bien de chez nous…

Se dire que, grâce à sa précision et à sa limpidité, le français fut la langue des cours européennes et de la diplomatie… Cela serait impensable de nos jours. Le franglais, si souvent incriminé, est ici un moindre mal ; non, la gangrène vient de l’intérieur… I parai k’en plus, en o lieu, on veu sinplifié l’ortografe é la gramaire ; c’è super, biento i sufira d’aboyé é de japé pour comuniké ! Le nivèlment par le ba, quoi, é pi surtou pa tro d´éfor. Laisser ainsi notre langue se détériorer conduira immanquablement à la mort de notre culture ; adieu, alors, la prestigieuse identité. Dépêchons-nous, car, à l’étranger, on n’a pas encore eu vent de cette déliquescence annoncée… En tout cas, cessons de livrer le pays à la médiocrité et aux obscurantismes de tout poil !

L´évolution physiologique d´un idiome s´étend sur des siècles mais, en raison du centralisme jacobin, quelques décennies suffisent chez nous. Afin de faire cesser cette dérive, mon idée serait d´affecter le coefficient le plus élevé au français lors des examens et autres concours sanctionnant les études des professeurs des écoles. Comme les différents gouvernements ont négligé cet aspect, les aberrations langagières ont fini par atteindre jusqu´à France-Culture, une station où, fréquemment, on s´exprime comme dans les cours de récréation… C’est pire sur les autres radios ou chaînes de télévision où, à l’écoute, les lettrés peinent parfois à comprendre… Chère Madame, veuillez trouver, sous forme de post scriptum, un aperçu de ce qu´on y entend régulièrement, comme d´ailleurs dans la bouche de nombre d´élus ou de journalistes.

Outre les professeurs des écoles, et pour que la francophonie dans le monde cesse d´être une mascarade, il importerait également de former les professeurs de FLE à la symptyxe, afin de rendre notre langue moins hermétique aux apprenants ; ce procédé est efficace en ce qu’il les familiarise avec les réalités phonétiques du français de l’Hexagone.

En vous remerciant de bien vouloir réveiller, tant qu´il en est encore temps, les Belles au Bois dormant du Ministère de l’Éducation Nationale et de l´Académie Française, je vous prie d´agréer, chère Madame, mes salutations les plus respectueuses et les plus cordiales.

Vincent Lepalestel

Docteur en Sciences du Langage (UDS), professeur de FLE et d’allemand

P. S. : voici donc une liste non exhaustive des inepties ayant cours en France :

– « une situation dans lequel », « des circonstances dans lequel » au lieu de « une situation dans laquelle », « des circonstances dans lesquelles »

– « le ministre a déclaré qu´il viendra » au lieu de « le ministre a déclaré qu´il viendrait »

– « elle s´est assis », « elle est surpris » au lieu de « elle s´est assise », « elle est surprise »

– « il est intéressé à faire un stage » au lieu de « il est intéressé par l´idée de faire un stage »

– « Il en va de leur survie » au lieu de « Il y va de leur survie »

– « Chaque 24 mars » au lieu de «Tous les 24 mars »

– « Tous les semaines » au lieu de «Toutes les semaines »

– « Tous les cinq minutes » au lieu de «Toutes les cinq minutes »

– « nous avons commencé depuis deux ans » au lieu de « nous avons commencé il y a deux ans »

– « je sais pas qu’est-ce que vous en pensez », « on va voir qu´est-ce qu´il dit », « je sais pas où est-ce qu´il va » au lieu de « je (ne) sais pas ce que vous en pensez », « on va voir ce qu´il dit », « je (ne) sais pas où il va »

– « espérons que ça soit juste », « en espérant que ça soit une victoire » au lieu de « espérons que c´est juste », « en espérant que ça sera une victoire »

– « il semble que c´est… », « il semblerait qu´ils ont … » au lieu de « il semble que ce soit… », « il semblerait qu´ils aient … »

– « le seul qui a compris », « le dernier qui est capable » au lieu de « le seul qui ait compris », « le dernier qui soit capable » ou encore « le seul à avoir compris », « le dernier à être capable »

– « que ce soit bleu, que ce soit vert, que ce soit jaune » au lieu de « que ce soit bleu, vert ou jaune »

– « qu´il s´agisse de blé, qu´il s´agisse de maïs, qu´il s´agisse de seigle » au lieu de « qu´il s´agisse de blé, de maïs, ou de seigle »

– « ceci dit, … » au lieu de « cela dit, … »

– « merci pour être venu », « merci pour avoir participé » au lieu de « merci d’être venu », « merci d’avoir participé »

– « à la fois il est doué, à la fois il est timide… » au lieu de « il est à la fois doué et timide »

– « on entend des critiques en disant ça risque d’être cher » au lieu de « on entend exprimer des critiques disant que ça risque d’être cher » ou encore « selon certaines critiques, ça risque d’être cher ». Comme « en disant » est employé à tort et à travers, il en résulte des phrases aberrantes ! Dans le cas présent, le locuteur ignorait que ce gérondif se rapportait à « on », ce qui donne « tout en disant que ça risque d’être cher, on entend des critiques ». Aïe aïe aïe…

– « qu´est-ce que c´est un musicien ? » au lieu de « qu´est-ce qu´un musicien ? » ou bien « qu´est-ce que c´est qu´un musicien ? »

– « je fais ce que j’ai envie » au lieu de « je fais ce dont j’ai envie »

– « ce que j´ai peur, c´est que… » au lieu de « ce dont j´ai peur, c´est que… »

– « c´est mieux de faire… » au lieu de « il vaut mieux faire… »

– « peut-être il est » au lieu de « peut-être qu´il est » ou bien « peut-être est-il »)

– « c’est de ça dont nous allons parler » au lieu de « c’est de ça que nous allons parler »

– « Prenez celui-là qui est sur la table », « celui-là que j´ai acheté, est mieux » au lieu de   « Prenez celui qui est sur la table », « celui que j´ai acheté, est mieux »

– « à l’époque » au lieu de « autrefois » ou « naguère / jadis »

– « un moyen pour … » au lieu de « un moyen de … »

– « à l´insu de son plein gré » au lieu de « à son insu »

– « c´est le moins pire » au lieu de « c´est le moins grave » ou bien « c´est le moins laid »

– « vous n´êtes pas sans ignorer que » au lieu de « vous n´êtes pas sans savoir que »

– « il en va de notre crédibilité » au lieu de « il y va de notre crédibilité »

– « une tentative d´attentat » au lieu de « un attentat déjoué »

– « faire preuve d´humanisme » au lieu de « faire preuve d´humanité »

– « une vraie artiste », « un vrai homme » au lieu de « une véritable artiste », « un homme, un vrai » (et que dire aussi de l’immonde « c’est des vrai amis » vs. l’harmonieux « ce sont de vrais amis »)

– « le plus beau que je n´ai jamais vu » au lieu de « le plus beau que j´aie jamais vu »

– « les véhicules municipal » au lieu de « les véhicules municipaux »

– « pour pallier au manque » au lieu de « pour pallier le manque »

– « le jour pointe », « en attendant que le jour pointe » au lieu de « le jour point », « en attendant que le jour poigne »

De même a-t-on distinctement entendu, lors d´une retentissante prise de fonctions :

– « c´est cela, ce que nous voulons atteindre » au lieu de « c´est cela, que nous voulons atteindre »

– « c´est ça, ce que je demande » au lieu de « c´est ça, que je demande »

– « refonder l´Europe / le parti » au lieu de « refondre l´Europe / le parti »

– « loin s´en faut » au lieu de « tant s´en faut » ou encore « loin de là »

– « qu´est-ce t´emmènes ? » (ayant transité par « qu´est-ce t´amènes ? ») au lieu de « qu´est-ce (que) t(u)´apportes ? »

– « t´occupe ! » au lieu de « (ne) t´en occupe pas ! »

– « j´ai envie de faire pipi » au lieu de « j´ai besoin de faire pipi »

(cf. « j´ai envie de boire un café »)

Sans parler des anglicismes :

– « on peut constater que… » ou bien « on peut voir que… » au lieu de « on constate que… » / « on voit que… »

– « il est confus » au lieu de « il est troublé, perturbé » (en effet, on est, ici, en présence d´une confusion langagière…)

Faute d´open space, et comme y a ni challenge ni dead line, YES ! faisons l´impasse sur les tonnes de mots anglais employés, là aussi, à tort et à travers, sinon on court au burn out…

… ou des germanismes :

– « dès 200 € » au lieu de « à partir de 200 € », « dès 800 mètres d’altitude » au lieu de « à partir de 800 mètres d’altitude »

– « il est devenu vieux » / « il est devenu gros » / « devenir riche » au lieu de « il a vieilli » / « il a grossi » / « s’enrichir »

– « offrir un cadeau » au lieu de « faire un cadeau »

– « recevoir de l’argent » au lieu de « toucher de l’argent »

– « ça dure seulement un mois » au lieu de « ça (ne) dure qu’un mois » (en effet, les publicitaires craignent de ne pas être compris des étrangers ; d’où, là aussi, un appauvrissement de la langue…)

… ou des crottes de chien envahissant les trottoirs :

– « je kife grave » qui peut tout vouloir dire, à l´auditeur de biffer les mentions inutiles : « j´en raffole », « c´est mon obsession », « j´aime assez », « mon royaume pour un … (cheval) », « je donnerais ma vie pour en avoir », « j´apprécie vraiment », etc. etc.

– « j´ai les boules » qui peut tout vouloir dire, à l´auditeur de biffer les mentions inutiles : « j´en ai marre », « je suis excédé », « ça m´angoisse », « je (n)´ai pas envie », « je (ne) suis pas très motivé », « je sature », etc. etc.

Ah, si seulement il n´y avait que ça !

Cela atteint des proportions telles, que les Hexagonaux ne se comprennent plus entre eux… Faisons entendre à un lettré et à un analphabète « je (ne) suis pas sûr qu´il ait » ; le plus souvent, ce dernier comprendra « je (ne) suis pas sûr qu´il est ».

Et que penser de la mort du trait d´union ? Nombre de placards publicitaires en sont dépourvus dans leurs accroches, ainsi : « louez moi ! », « équipez vous ! », « connaissez vous… ? »

Sans parler du salmigondis des SMS, jetons un coup d´œil aux courriels et aux différents forums : la dérive est désolante ! On arrive presque à une faute d´orthographe par mot…

Il faudrait en outre que les enseignants recommencent à maîtriser les différents registres, du soutenu au plus familier, afin de sensibiliser les enfants, dès leur plus jeune âge, au plaisir qu´il peut y avoir à passer sciemment du plus argotique au plus soutenu… Remettons contrepèteries et jeux de mots au goût du jour, car ils leur permettent d’enrichir leur vocabulaire tout en acquérant un recul salutaire sur les structures de la langue.

Cessons aussi de donner en pâture des textes de chansons aux écoliers, textes conçus dans un français approximatif, tant sur le plan du vocabulaire, que sur celui de la grammaire ou de la versification. Ne disposons-nous pas d´un fonds immense d´œuvres littéraires fameuses ? Il importerait également de leur apprendre la phonétique et la prosodie, tout aussi malmenées ; une véritable peste anglo-saxonne a envahi l´univers de la chanson française, conférant à notre langue un accent rappelant celui de Truchtersheim 😉 (charmant village au demeurant). L´un des premiers à avoir pratiqué cette prosodie se nomme Yves Duteil, c´est un comble, dans… « La langue de chez nous », chanson prétendant glorifier le français, mais s´achevant sur « Et qu’il a composé toute une symphonie » en accentuant SYM au lieu de NIE !

Que disparaissent aussi les œufs (ou les E ?) en fin de mot, car ils deviennent obsédants ! Exemple : BonjourEU, c’est pourEU… l’ingénieurEU qui loge au fond de la courEU ;  c’était surEU son pare-brisEU, à mon aviEU, c’est un PVEU. Cette langue s’enlaidit de jour en jour…

Que les instituteurs ressuscitent donc les liaisons « zà propos » ! Réapprenons-leur à prononcer « deux/trois/six/dix/onze/quatre-vingts œufs, quatre œufs, cinq œufs, sept/huit/vingt/cent œufs, neuf œufs, mille œufs » avec, respectivement, la liaison « zeu, reu, keu, teu, feu, leu ». Partant de cet exercice, on passerait aux liaisons avec les mots « euros », « hommes », « élèves », pour éviter d´entendre (de la bouche d´un responsable du Ministère de l´Éducation Nationale) « des effectifs de deux cent élèves », le pauvre ignorant que cent prenait ici un S.

Qu´on les entraîne également à éradiquer le coup de glotte germanique devant les voyelles à l´initiale des mots, cette autre peste langagière ayant débuté avec le président Chirac…

Exemples : (le signe H symbolisant, dans la liste ci-dessous, non pas un H aspiré, mais une brusque césure rappelant l´allemand standard)

« le cadre / Hidéal » au lieu de « le cadridéal »

« quatre / Hannées » au lieu de « quatrannées »

« ils onte / Hune autorité » au lieu de « ils ontune autorité »

« Elle faite / Hun pas » au lieu de « Elle faitun pas »

« une / Hincroyable situation » au lieu de « unincroyable situation »

« de for Horages » au lieu de « de forzorages »

« vigilance / Horange » au lieu de « vigilançorange »

« d’origine / Haccidentelle » au lieu de « d’originaccidentelle »

« vrais-fau / HHôpitaux » au lieu de « vrais-faux zôpitaux »

(ad libitum)

Pour conclure : vite, redonnons aux professeurs des écoles l´amour des tournures ciselées, le goût de la belle prononciation et de la prosodie, mais aussi la culture des bons mots ; au fait, comme il y a une différence entre « des bons mots » et « de bons mots », il faudrait se remettre à imposer le « de » devant le groupe adjectif-nom, et à reconsidérer le « des » comme erroné… « Elle porte de belles robes » et pas « Elle porte des belles robes ». Et l’objection éculée récurrente « Personne ne dit plus ça ! » tomberait à son tour dans les oubliettes. Quel bonheur ce sera, lorsque, de la pauvre serpillière qu’il est devenu, le français se muera en une exquise friandise à savourer au quotidien ! Tenez, voici de gentilles mises en bouche : les Nippons n’aiment pas qu’un chien leur jappe au nez… Découvrons aussi les surprises que réservent les conjugaisons des verbes mastiquer (qui serait donc pronominal ?), ou encore allécher à l’imparfait… Comparons il faut allécher vos invités et il faut que vous alléchiez vos invités. N’avons-nous pas une langue merveilleuse ?

Le culte de la formulation adéquate stimulant la matière grise, les enfants augmentent leurs chances de devenir des roseaux pensants…

Merci de votre attention.

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2- à l´adresse de l´État : pitié rendez-nous Radio-France !

Le 16 décembre 2019

Radio-France, c´est l’exception française par excellence, l’excellence française qui s’ignore, une merveilleuse et richissime pâtisserie inégalée, un édifice divin auquel même Antonin Carême n’avait pas pensé…

Je mets quiconque au défit de citer un autre pays, dans le monde, qui puisse s’enorgueillir d’une telle institution. Manifestement, l’état qui l’abrite n’en a nulle conscience : il la charcute, la malmène, la conduit doucement au trépas.

Si cela arrive, Cassandre vous prévient, vous les Décideurs, ce sont la France et sa culture qui seront mortes et le français condamné.

Avec cette grève inter et minable, nous en avons un avant-goût : France-Musique sans une voix humaine pour annoncer et désannoncer, c’est nul à ch… ialer, alors je me rabats sur les radios privées, Et France-Culture, y a quelqu’un ? France-Inter, où sont les magistrales émissions sans pub, et le magnifique « jeu des mille euros » ? France-Info, aïe-aïe-aïe, on est obligé de se brancher sur la « première radio de France » (finalement pas si mal, pubs mises à part), etc. etc. bref, tout se délite, et je suis poli.

Une suggestion à l´adresse desdits décideurs : puisque vous n’y arrivez pas, financièrement, et au lieu de dégraisser le mammouth de la Maison Ronde, suppliez donc les dix familles les plus riches de l’Hexagone d’approvisionner une cagnotte destinée à refaire une santé à notre trésor national…

Charles Treuil de Montessieu

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Le 3 janvier 2020

3- au Ministère de l´Intérieur, aux préfets et aux maires

Stop, les fascistes et les nouveaux nazis ne sont pas là où l´on croit.

Strasbourg brûle-t-il ?

Plus de 200 véhicules brûlés

dans la nuit de mardi à mercredi à Strasbourg : cela signifie que les fascistes ont déclaré la guerre à la République.

Non contents de s’en prendre aux voitures des petites gens, aux abris-bus et autres arrêts de tram, ils ont répandu l’épouvante et un sentiment de dégoût sur leur passage. Courageusement, ils ont cependant fait l’impasse sur les quartiers huppés et bien pourvus en caméras de surveillance.

La seule parade contre ce terrorisme ?

Aux grands maux les grands remèdes : un couvre-feu musclé et l’instauration de l’état d’urgence. Si la France était envahie de l’extérieur, l’État n’hésiterait pas à mobiliser son armée. Le bon sens voudrait qu’il agisse de même pour une invasion intestine.

Un remède efficace, pour commencer, c’est donc l’état d’urgence : passé 20 heures, et jusqu’au lendemain 7 heures, plus personne n’aura le droit de circuler dans les rues des quartiers incriminés, l’armée et les forces de l’ordre veillant au respect de cette règle. Les seuls citoyens autorisés à circuler seront, bien sûr, les urgentistes et autres personnels médicaux, ou encore les sapeurs-pompiers. Et si un criminel enfreignait le décret ?

La police pourrait-elle faire usage des fameux lanceurs de balles de défense en caoutchouc ?

Voici ce qu´en dit le gentil Législateur : ces LBD peuvent constituer « dans le respect des lois et des règlements, une réponse graduée et proportionnée à une situation de danger lorsque l’emploi légitime de la force s’avère nécessaire pour dissuader ou neutraliser une personne violente et/ou dangereuse. » On marche sur la tête ! Ah, vous les Décideurs, ressaisissez-vous vite car l´ennemi, lui, tire sur les fonctionnaires ou sur les pompiers avec des armes létales, mortier ou autres cocktails Molotov, montrant clairement qu´il entend tuer, ni plus ni moins.

Mais il y a un mais : par crainte de passer pour un régime totalitaire, la République Française se laisse anéantir précisément par des fascistes ! Alors, sous l´impulsion prochaine du Ministère de l´Intérieur, Mesdames et Messieurs les Préfets et les Maires, réveillez-vous, et matez vite cette peste brune envahissant le territoire, avant que notre douce Marianne ne s’en retrouve exsangue. Vous n´appartiendrez alors ni à l´extrême-droite ni à l´extrême-gauche, vous aurez simplement géré la POLIS, la ville, quoi…

Charles Treuil de Montessieu

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4- à Monsieur Alain Perroux, directeur de l´ONR

Le 26 janvier 2020

Pris en otage, au secours ! Le « Regietheater » voué aux gémonies nipponnes… L’Opéra National du Rhin se meurt,

séquestré qu’il est par des metteurs en scène tyranniques, véritables entreprises de démolition, qui imposent leurs lois délétères à la Direction du théâtre et au public ; or celui-ci est composé d’agneaux (et de journalistes) qui, ne se rendant compte de rien, cautionnent les méfaits des dictateurs susnommés. Ils ignorent que ces cuistres seraient bien incapables de composer eux-mêmes des opéras, préférant s’en prendre au grand répertoire pour le dépecer dans les règles. Trois mille ans de culture sont ainsi anéantis au nez et à la barbe des élus, lesquels sont impressionnés par les grands airs que se donnent les coupables à défaut de savoir en composer.

Et les pauvres agneaux sont à mille lieues d’imaginer que ce sont leurs impôts qui servent à financer ces immondes spectacles subventionnés. Encore 12 spectateurs (nous sommes une bande de copains mélomanes échaudés de nombreuses fois dans votre théâtre) qui déserteront définitivement ladite salle, cher Monsieur Perroux. A moins que vous n’annonciez une ère nouvelle, par exemple par le biais d’un…

…regain d´amour pour l´art lyrique

L´idéal serait de concurrencer le 7ème art en réalisant des mises en scène à la fois fidèles à l´esprit de l´œuvre et rivalisant d´effets spéciaux à couper le souffle ; pas besoin de beaucoup d´argent, souvent des éclairages appropriés suffisent amplement. Les Deus ex machina ont longtemps ravi les princes, pourquoi cracher dessus ? On n´ouvrirait le rideau qu´après le prélude ou l´ouverture, et là, le public serait médusé par d´époustouflants décors et par d´impressionnants jeux de lumières ! En tant que spectateur, je redeviens un enfant et n´ai aucune envie de me lancer dans de grandes cogitations : ce n’est pas de la nourriture pour matière grise, qu’il me faut, mais de l´évasion ou du rêve, comme au cinéma… Si ça me chante, et c’est en général ce qui se passe après un film, j’ai tout loisir d’en faire l’analyse avec des amis.

Au voleur ! Remboursez ! Ce n´est pas du champagne !

Je viens de payer assez cher ma place pour voir Parsifal, or on me montre autre chose. C’est exactement comme si j’achetais une bouteille de Veuve Clicquot grand cru, que je la sabre avec des amis et que nous constations que nous nous sommes versé du jus de betterave ! J’ai donc été grugé et on ne m’y reprendra plus.

Parsifal blessé à mort par un cuistre ! Herzeleid meurt une seconde fois…

Dépoussiérons le Kojiki et le Nihon Shoki.

En allant assister à Parsifal, je me réjouissais de me plonger dans ce fameux univers magique tenant du conte de fées, or c’est à un spectacle plus que médiocre que j’ai assisté, débutant en plein prélude (!) par une curieuse scène avec une vieille dondon à poil. Souhaiteriez-vous, monsieur Miyamoto, que je revisite vos merveilleux Kojiki et Nihon Shoki de la même façon ? Izanagi et Izanami seraient entièrement nus ; Ame no nuhoko, la Lance Céleste, serait portée par un Izanagi ityphallique, je leur ferais visiter le musée d’Art Moderne de Strasbourg, lequel serait rempli de visiteurs SS et d’hommes de Cro-Magnon en train de se livrer à des orgies, et Hirohito mènerait la danse en mangeant de la choucroute. Vous m’aideriez ? Ou bien y verriez-vous un blasphème ?

Metteurs en ob-scène

Quelqu’un aurait crié « bullshit » lors de la générale (déjections de bovin) : j’ai regretté que cela n’en fût point… Ce qui a été exhibé sur le plateau dépassait l’entendement en termes d’ignorance, de contresens et de vanité. Liberté, liberté chérie, dans nos démocraties, celle des metteurs en obscène ne connaît aucun tabou, aucune limite ; heureusement que le spectateur est libre également de faire part de son écœurement…

Achtet mir die Meister nur ! (= Ne faites pas l’impasse sur nos maîtres !)

Grâce à la non-compréhension des romans de Chrétien de Troyes et de Wolfram von Eschenbach, et de la culture qu’ils représentent (encore faudrait-il maîtriser le français et l’allemand), un génie malfaisant s’est attaqué au livret de Richard Wagner et en fait ressortir tout le mauvais goût et les idées puériles. Il n’a oublié qu’une chose : faire débuter son prélude par une valse, et y mêler, ressemblance aidant, le « Beau Danube bleu » de J. Strauss… Ben oui, pourquoi ne pas massacrer la musique aussi, tant qu’on y est ?

Et si ce metteur en scène avait raison ?

(Je me fais l’avocat du diable, puisque j’aime le Parsifal de Wagner, autant d’ailleurs que Perceval le Galois de Chrétien de Troyes, et le Parzival de von Eschenbach…)

Il faut bien dire que le dernier opéra de Wagner est assez grotesque, avec ces histoires de « chaste fol » accédant enfin à la compréhension par l’empathie ; tout ce fatras de plaie, de sexe, de Graal et de lance sacrée est insupportable ! Et puis cette musique annonçant Phil Glass avec ses redondances incessantes et son minimalisme… D’accord, elle n’est pas inintéressante, mais une heure aurait suffi…

Aucun rapport avec la choucroute

En tout cas, un grand merci au metteur en scène d’avoir fait ressortir la médiocrité de l’ouvrage au moyen d’images loufoques, vulgaires ou anachroniques ; en fait, il a fait comprendre que Parsifal n’était qu’une grosse choucroute, ce en ressassant au fil du propos qu’il n’y avait aucun rapport avec, précisément, la choucroute.

J’ai hâte que monsieur Miyamoto compose lui-même un opéra, à n’en pas douter, il sera magnifique… surtout si l’absence de rideau s’ouvre sur une grosse mémère dans le plus simple appareil, dondon qui ne serait rien moins que la mère dudit Izanagi cité plus haut.

Petit conseil du maestro Richard Wagner à Amon Miyamoto :

Ne faites pas l’impasse sur nos maîtres !

Procurez-vous une bonne traduction du livret de Wagner, et vous constaterez qu’à la fin du 1er acte, Parsifal ne montre absolument aucun signe d’empathie ! Il ne pousserait sûrement pas le fauteuil roulant d’Amfortas, puisqu’il reste là, le visage vide d’expression, ce qui incite Gurnemanz à lui conseiller d’aller garder les oies. De plus, renseignez-vous sur la date de l’invention des fauteuils roulants… Et aussi sur ce qu’est une châsse (Schrein en allemand), notamment celle qui contient le graal… Sauriez-vous dire mon Parsifal n’a aucun rapport avec la choucroute en japonais ?

Petit conseil au traducteur des sur-titres

Il est essentiel de traduire der reine Tor par le chaste fol, l’expression qu’avait imaginée Alfred Ernst à l’époque de Wagner… Votre un pur, un innocent ne rend absolument pas l’idée.

Charles Treuil de Montessieu

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5- à qui veut… la lire

Le 2 décembre 2018

Vive le bonnet phrygien ! Vive Marianne-Antipolis !

Bien chers amoureux de notre bonnet phrygien et de Marianne,

Voici deux idées farfelues à soumettre à bon entendeur…

Capitale tournante, un conte fantastique

Lors d’une cérémonie télévisée, on présente, tous les dix ans, un panier à une enfant, panier contenant de petits papiers numérotés de 1 à 101, numérotation correspondant au nombre de départements français ; ensuite, la fillette en extrait, à l’aveuglette, un seul, dont elle lit le numéro, haut et fort. Le chef-lieu de ce département est alors désigné pour être la nouvelle capitale française pour les 10 années à venir.

A l’heure de l’informatique, point de problèmes de déménagement de dossiers (comme entre Bruxelles et Strasbourg…), seul le gouvernement déménage. Chacun des chefs-lieux départementaux a donc dix années devant lui pour se préparer à sa nouvelle mission : toute la logistique et toutes les infrastructures nécessaires vont donc être adaptées ou créées afin de muer une ville en capitale. Que de corps de métiers sont alors nécessaires ! Quel bol d’oxygène pour la nation, et quelle excitation, tous les dix ans !

Comme le panier compte, chaque fois, toujours 101 fiches, une ville peut fort bien se voir réinvestie de cette mission de capitale nationale, dans la foulée ou à plus long terme. Au fait, Paris peut tout aussi bien être désignée…

C’est fou, non ?

Création de la grande métropole de Marianne-Antipolis

Quelque part dans une région déshéritée et assez centrale de l’Hexagone, on bâtit une grande ville de A à Z.

Au nombre des édifices à construire, outre les maisons et autres immeubles d’habitation, on prévoit gares, gares routières, aéroport, hôpitaux, administrations, infrastructures sportives, piscines, bains, stades, théâtres, opéra, salles de concerts, cinémas, magasins, musées, lieux de culte, dont un fac-simile de majestueuse cathédrale gothique réalisée sans béton, foyers en tout genre, maisons de retraite etc. etc. De grands espaces verts et des plans d’eau sont aménagés.

Il tombe sous le sens que des réseaux routier et ferré doivent voir le jour pour assurer le raccord avec le tissu national.

Pour ce faire, on fait venir, de partout, des volontaires parmi les innombrables chômeurs que compte le pays, et qui iront s’installer sur le chantier, le temps que durera la construction ; on convie des artisans de tous les corps de métiers, afin de faire revivre le travail bien fait.

Combien de temps prendra cette réalisation pharaonique ? Difficile à évaluer, mais cela résorbera le chômage et occupera positivement les esprits. C’est fou aussi, non ?

Charles Treuil de Montessieu, un citoyen français

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6- au genre homo sapiens sapiens

Le 18 octobre 2019

CIRCONCISION ET EXCISION SONT LES DEUX MAMELLES DE L´OBSCURANTISME

Aucune divinité n´a jamais laissé d´écrit où figurerait « essaie de penser par toi-même ! » Alors, à plus forte raison, livrons-nous à une telle tentative.

Que de rituels barbares subis par les moins de 18 ans !

Imposées à des mineurs, excision, circoncision, infibulation et autres mutilations sont le fait d´esprits mesquins, en tout cas étriqués qui, ce faisant, s´arrogent un pouvoir sur eux. « Puisqu´on m´a mutilé(e), il n´y a pas de raison que je ne mutile pas mon fils ou ma fille ! » Et de transmettre ce geste cruel de père en fils ou de mère en fille… « Chez nous, c´est la tradition. » voilà la rengaine.

Entendu lors d´un tel rituel : « Pourquoi s´insurger, même le christ a été circoncis ! »

Chers apprentis des Lumières, proposez donc à votre enfant une telle mutilation le jour de ses dix-huit ans, vous lui enseignerez alors qu’il existe un libre-arbitre.

Et, pitié, laissez aux urologues éclairés le soin de décider si une opération est indispensable : ils parviendront, par exemple, à limiter les dégâts en cas de phimosis. Au fait, ils savent, eux, que l´orgasme féminin n´est pas un péché, que les ablutions quotidiennes ne nuisent pas au gland et que ce dernier n´est pas protégé en vain… En tout cas, ils n´ont aucun doute sur le fait que la masturbation, elle, ne rend pas stupide… Sourd, tout au plus.

Question aux tenants des pratiques susnommées : existe-t-il un écrit où figurerait « tu devras mutiler ton enfant mineur ! »

Quant à la circoncision, l’article du Courrier International (paru le 15.01.2020) est édifiant :

https://www.courrierinternational.com/article/societe-le-traumatisme-des-israeliens-circoncis-lage-adulte

Charles Treuil de Montessieu

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7- au Président de la République

Le 14 novembre 2018

Marianne se meurt, Marianne est morte !

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de solliciter de votre bienveillance l’instauration d’une nouvelle journée de commémoration, à savoir le 7 janvier, et qui regrouperait une kyrielle d´événements tragiques survenus ces dernières années dans l´Hexagone.

N´en rappelons que quelques dates, par pudeur : le 13 novembre 2015 à Paris (Bataclan, Stade de France etc.), le 14 juillet 2016 à Nice, le 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, le 11 décembre 2018 à Strasbourg

Pourquoi ce choix arbitraire du 7 janvier ? La France commémorerait ainsi l´assassinat de la République, en cette funeste matinée de 2015, à Charlie Hebdo ; toutes les cloches du pays se mettraient alors à sonner le glas vers 11 h 30 et ce, pendant tout le temps qu’a duré ce monstrueux carnage. En outre, une minute de silence serait respectée dans les établissements scolaires. Rappelons que, ce jour-là, des islamistes sont venus jusque dans nos bras, égorger… qui ? Marianne.

L’effet de sidération dissipé, il serait temps, en effet, que la France prenne conscience qu’elle doit se battre au nom de cette valeur sacrée qu’est la laïcité ; n’oublions pas que le siècle des Lumières est passé par là, et que Molière a bouté les tartuffes hors de la patrie.

Cessons une fois pour toutes de faire dans le « politiquement correct » face à une engeance qui, précisément, n’a cure de ce principe et qui, justement, stigmatise les musulmans ! D´ailleurs, le 7 janvier serait chômé pour tous…

Vous remerciant d’avoir bien voulu lire ces lignes, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération.

Charles Treuil de Montessieu, un citoyen français

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8- aux journalistes et aux responsables politiques

Le 6 octobre 2019

Madame, Monsieur,

Un grand merci à vous de préciser, dans le cas de l’acte terroriste d’un(e) radicalisé(e), à quelle religion on a affaire : en effet, lorsque vous évoquez la « radicalisation », on reste souvent sur sa faim, ne sachant s’il s’agit de radicalisation protestante, juive, catholique, bouddhiste, animiste ou islamiste. A titre de comparaison, c’est comme si vous déclariez « un animal à fourrure a tué une souris ». Allez, courage, appelez un chat un chat, que diantre !

« Il s’est radicalisé« , dites-vous par exemple, en ne donnant ni prénom ni patronyme, ce qui nous force à aller consulter les sites sulfureux pour en savoir plus long : et là, on apprendra que le terroriste a crié « Bouddha est grand » ou encore « Yahvé est grand » avant d’égorger sa victime, autant d’assertions radicales pour la compréhension…

Charles Treuil de Montessieu

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9– aux détenteurs de dogmes religieux, un clin d´œil à Descartes

Le 22 février 2020

Amendement… honorable possible pour les partisans de l’abattage rituel ?

Les lois évoluent avec des découvertes scientifiques qui forcent à l’humilité… Que de progrès ! Il y a 2000 ans, on ignorait l’existence des germes pathogènes ; depuis Pasteur, Koch ou Fleming, on a compris qu’il valait mieux s’adapter si l’on souhaitait survivre…

Que diriez-vous, si d’étranges textes sacrés forçaient les croyants à manger à même le trottoir et à laisser les mouches se poser sur les aliments pour s’en délecter et y pondre ? Il est vraisemblable que vous tenteriez de dire auxdits pratiquants que cela n’est pas hygiénique.

Que diriez-vous à quelqu’un qui se contente de se passer les mains à l’eau après avoir été à la selle ? Que, manifestement, il ne sait pas qu’il existe des bactéries (Escherichia coli, par exemple) pouvant s’avérer dangereuses, et qu’il vaut mieux se désinfecter les mains. Si, en matière d’hygiène, les croyants avaient été informés, au fil des siècles, il n’y aurait jamais eu d’épidémies de peste ou de choléra, par exemple.

Heureusement pour nous, de géniaux scientifiques sont passés par là, nous enseignant plein d’astuces salutaires et, surtout, mettant au point des vaccins efficaces…

Êtres trimbalés comme des objets inanimés

Êtres insuffisamment étourdis avant d’être massacrés

L’Occident commence à prendre conscience qu’il y a des dérives en matière d’abattage des animaux et, petit à petit, les responsables politiques modifient la législation. Au 21ème siècle, on a enfin compris que les humains n’étaient pas les seuls à avoir une âme et à souffrir : si déjà on ne peut se passer de viande, qu’au moins, en les étourdissant, on épargne d’atroces douleurs aux bêtes. Et qu’avant le supplice final, on ne leur impose pas d’inhumains trajets en camion où ils sont livrés à eux-mêmes, sans aliments et sans eau, et soumis à toutes sortes de sévices infligés involontairement ou non.

Si vous disposez d’un tant soit peu d’empathie, imaginez l’horreur absolue que représente un égorgement : mettez-vous donc à la place de la victime ! La souffrance est incommensurable, cosmique et, dans un râle interminable, elle se sent crever… Que disent encore les médecins et les biologistes ? Que, pris dans ce cauchemar innommable, l’être agonisant vomit et que ces souillures viennent contaminer la viande

Une redistribution Descartes

Alors, pitié, étourdissez ces pauvres créatures avant de les immoler ! Si, il y a des siècles, on avait démontré aux sages à l’origine des textes, que des germes pouvaient mettre la vie des citoyens en danger, ils les auraient modifiés, puisqu’ils étaient… sages ! Aucune divinité ni aurait vu d’inconvénient, pour sûr, et la foi des croyants serait demeurée intacte, puisqu’elle réside dans leur cœur ; en la matière, un adage comme « Je crois donc je suis » pourrait représenter une redistribution des cartes…

Charles Treuil de Montessieu

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10à Madame Jeanne Barseghian, Maire de Strasbourg

Le 29.06.2020

Une nouvelle et magnifique allée à Strasbourg, la mal-aimée

Madame la Maire,

En rêve m´est apparue une magnifique allée de 3 km de long, voie agrémentée de deux rangées d’arbres et de jardinières ; partout des commerces de détail, des terrasses de cafés, des brasseries, des bureaux de poste, et, circulant en son milieu, des minibus à hydrogène gratuits pour les riverains. Ces derniers pouvaient enfin ouvrir leurs fenêtres ou s’asseoir à leur balcon pour goûter la vue et la rumeur feutrée de la ville, sans avoir à respirer de particules ou de gaz nocifs. On n’entendait aucunement le bruit de la circulation automobile, pour la bonne raison qu’elle empruntait un grand tube souterrain allant de la place d’Islande à celle de Haguenau… À chaque extrémité, on disposait de silos et de parkings souterrains. Comme cette avenue remplaçait les avenues de la Forêt Noire, d’Alsace et des Vosges, la CUS l’avait rebaptisée Allée du Mercure vosgien. Pour venir à bout des problèmes liés à la fois aux couches d’argile et de limon et à la nappe phréatique, les architectes s’étaient inspirés des méthodes mises en œuvre par les bâtisseurs de la Cathédrale il y a plus de mille ans, et par les ingénieurs ayant réalisé le Tunnel sous la Manche.

Quant aux coûts générés par cette imposante réalisation, ils n´excédaient en rien les sommes faramineuses gaspillées depuis des décennies à relooker la place Kléber ou celle de la gare, puis celles, dilapidées pour réaménager lesdites places et les relooker encore…, passant de l´ÉLÉGANTISSIME 😥 « Maison rouge » ou la MIRIFIQUE 😥 « galerie à l´en-verre » à l´habillage ÉPOUSTOUFLANT 😥 du bâtiment de la pauvre gare, en passant par les innombrables tentatives visant à entourer le général Kléber d´une place digne de ce nom… En deux mots : c´est cela, une ville mal-aimée et des citoyens invités sans cesse à cracher au bassinet pour d´(affligeantes) prunes.

Bref, Strasbourg, dans ce songe exquis,

était devenue, avec ses facettes multiples, l’une des plus belles cités d’Europe, peut-être du monde, et elle méritait enfin pleinement le titre de capitale européenne

En m’éveillant, je me suis pris à…

rêver à une maire qui, enfin, nous débarrasserait de cet axe épouvantable à plus d’un titre, que ce soit pour les riverains, les automobilistes, les cyclistes ou les piétons. Vu la pollution qu’il génère, il dégrade la Neustadt depuis 1945 et donne une piètre image de l´actuelle « capitale européenne ».

Et si cette maire providentielle, c’était vous, Madame Barseghian ?

Dans ce cas, que les divinités de l´Urbanisme vous inspirent cette audace, afin que L’Allée du Mercure vosgien voie le jour.

Vous remerciant d’avoir eu la patience de lire ces lignes, je vous prie d’agréer, Madame la Maire, mes meilleurs vœux de réussite ainsi que mes salutations les plus cordiales.

Charles Treuil de Montessieu

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11- aux directeurs des écoles de journalisme

Le 07.04.20, complété le 09.04.20

TEST DE MÉRIMÉE

Combien ce texte comporte-t-il de fautes ? Plus de 19, à n´en point douter…

En bas de page est proposée une correction…

(Il s´agit ici de la réponse faite par un homme politique à un journaliste, lors d´un entretien télévisé. Cette personne commet ici quelques-unes des entorses qu´on nous assène quotidiennement dans les médias, autant de VIRUS infestant notre belle langue depuis 1990 environ, depuis plus longtemps pour certaines fautes. Prenons garde car, par mimétisme, nous reproduisons ces horreurs sans nous en rendre compte…)

On peut se demander qu’est-ce qu’il faut faire en la matière ; en tout état de cause, il faudrait refonder le parti. Espérons que ça soit encore possible, vu les conditions dans lequel s’est déroulée la dernière séance. Heureusement que J. L. était là pour en adoucir le climat, il est incontestablement un vrai ami, un vrai homme, tout simplement… Tout refaire de la cave au plafond, donc, n’est pas une mince affaire. Le meilleur moyen pour y arriver, serait d’abord de comparer les avis de chacun ; encore faudrait-il changer la méthode de recrutement. Il semble que beaucoup de recrus ont des difficultés de compréhension et c´est ça ce qui complique le problème. De toutes façons, le niveau général des nouveaux inscrits a grave baissé, comparé avec ce qui se passait à l’époque, que ce soit en orthographe, que ce soit en compréhension, que ce soit en rédaction. En espérant que ce message soit compris de tous, je vous remercie pour avoir répondu si nombreux.

 

Alors, votre score ? (concertez-vous donc…)

 

Mesdames et Messieurs les directeurs des prestigieux établissements suivants :

 

CELSA – Master option journalismeCFJ Paris : Centre de Formation des JournalistesCUEJ – Centre Universitaire d’Enseignement du Journalisme de Strasbourg – EDC – Ecole de journalisme de Cannes (IUT Nice Côte d’Azur)EJDG: École de Journalisme de GrenobleEJCAM : École de Journalisme et de Communication d’Aix-MarseilleEcole de journalisme de Sciences PoEJT : École de Journalisme de ToulouseEPJT – Ecole publique de journalisme de Tours – ESJ : Ecole Supérieure de Journalisme de LilleIFP – Panthéon : Institut Français de presse, Master de journalismeIJBA – Institut de Journalisme de Bordeaux AquitaineIPJ: Institut Pratique du Journalisme de l’Université Paris-DauphineIUT Lannion,

Vite, au nom de notre prestigieuse langue malheureusement en perdition, attribuez-lui, lors des épreuves finales un coefficient record, afin que les journalistes en herbe montrent enfin l´exemple… Puisque le matraquage prend sa source dans les médias, qu´il devienne alors bénéfique, pour l´amour de Molière !

Une suggestion d´encarts quotidiens (radios, télés) qui permettraient de contrecarrer le raz-de-marée d´analphabétisme venu des banlieues : autant à la radio qu´à la télévision, un journaliste serait chargé de dénoncer nommément qui un collègue, qui un homme politique surpris en flagrant délit d´entorse à la syntaxe ou à la grammaire. Je le concède, le parfum en est douteux à première vue car il la forme n´y est pas encore ; le fait est que je manque d´imagination pour proposer des interventions non pédantes et pleines d´humour, ce pour ne point heurter les âmes susceptibles redoutant de devoir faire amende honorable… Mais vous, vous trouverez certainement !

Si vous souhaitez compléter ledit test, que Prosper Mérimée vient de m´envoyer, je vous invite à lire, sur ce mème site, la Lettre ouverte à Madame Brigitte Macron.

Dans l´espoir que cette modeste bouteille à la mer contribuera à ce que notre idiome puisse redevenir la langue de la diplomatie internationale grâce à sa concision et à sa beauté, je vous adresse, Mesdames et Messieurs les directeurs des établissements susnommés, l´expression de mes sentiments distingués.

Vite, au nom de notre prestigieuse langue malheureusement en perdition, attribuez-lui un coefficient record lors des épreuves finales, afin que les journalistes en herbe montrent enfin l´exemple… Puisque le matraquage prend sa source dans les médias, qu´il devienne alors bénéfique, pour l´amour de Molière !

Voici une suggestion osée d´encarts quotidiens (radios, télés) qui permettraient de contrecarrer le raz-de-marée d´analphabétisme venu des banlieues : autant à la radio qu´à la télévision, un journaliste serait chargé de dénoncer nommément qui un collègue, qui un homme politique surpris en flagrant délit d´entorse à la syntaxe ou à la grammaire. Je le concède, le parfum en est douteux à première vue car la forme n´y est pas encore ; le fait est que je manque d´imagination pour proposer des interventions non pédantes et pleines d´humour, ce pour ne point heurter les âmes susceptibles redoutant de devoir faire amende honorable… Mais vous, vous trouverez certainement !

Si vous souhaitez compléter ledit test, que Prosper Mérimée vient de m´envoyer, je vous invite à lire, sur ce mème site, la Lettre ouverte à Madame Brigitte Macron.

Dans l´espoir que cette modeste bouteille à la mer contribuera à ce que notre idiome puisse redevenir la langue de la diplomatie internationale grâce à sa concision et à sa beauté, je vous adresse, Mesdames et Messieurs les directeurs des établissements susnommés, l´expression de mes sentiments distingués.

 

Charles Treuil de Montessieu

Correction du test ci-dessus :

 

On peut se demander qu’estce qu’il faut faire en la matière ;

On peut se demander ce qu’il faut faire en la matière ;  1

en tout état de cause, il faudrait refonder le parti.

en tout état de cause, il faudrait refondre le parti. 2

Espérons que ça soit encore possible,

Espérons que ça sera encore possible,  3

vu les conditions dans lequel s’est déroulée

vu les conditions dans lesquelles s’est déroulée  4

la dernière séance. Heureusement que J. L. était là pour en adoucir le climat,

la dernière séance. Heureusement que J. L. était là pour en adoucir le climat,

il est incontestablement un vrai ami,

il est incontestablement un véritable ami,  5

un vrai homme, tout simplement…

un homme, un vrai, tout simplement… 6

Tout refaire de la cave au plafond, donc, n’est pas une mince

Tout refaire de la cave au plafond, donc, n’est pas une mince

affaire. Peut-être le meilleur moyen pour y arriver,

affaire. Peut-être que  le meilleur moyen y arriver,  7 8

serait d’abord de comparer les avis de chacun ; encore

serait d’abord de comparer les avis de chacun ; encore

faudrait-il changer la méthode de recrutement. Il semble

faudrait-il changer de méthode de recrutement. Il semble  9

que beaucoup de recrus ont des difficultés de compréhension

que beaucoup de recrues aient des difficultés de compréhension 10 11

et c´est ça ce qui complique le problème.

et c´est ça, qui complique le problème. 12

De toutes façons, le niveau général des nouveaux inscrits a

De toute façon, le niveau général des nouveaux inscrits a 13

grave baissé, comparé avec ce qui se passait

gravement  baissé, comparé à ce qui se passait  1415

à l’époque, que ce soit en orthographe, (que ce soit) en compréhension,

autrefois, que ce soit en orthographe, en compréhension, 1617

(que ce soit) en rédaction.

ou en rédaction. 18

En espérant que ce message soit compris de tous, je vous

En espérant que ce message sera compris de tous, je vous 19

remercie pour avoir répondu si nombreux.

remercie avoir répondu si nombreux. 20

FIN

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Le 17.04.2020

12– à Molière

Cher Jean-Baptiste,

Le problème des fautes de français polluant à tout moment nos ondes, et que j´avais soumis à votre discernement, ne vous a donc pas ému outre mesure ; alors en voici quelques exemples susceptibles de vous faire changer d’avis : « espérons qu’il vienne » pour « espérons qu’il viendra », « en espérant qu’il soit là » pour « en espérant qu’il est là », « il semble qu’il a perdu » pour « il semble qu’il ait perdu », « peut-être il a peur. » pour « peut-être qu’il a peur. », « il est trop mignon ! » pour « il est incroyablement / vraiment mignon ! » ou encore « ce sont des circonstances dans lequel… ». Et on va très loin en matière de dégringolade avec cet étrange à nouveau venu tout droit de l’allemand : « il tombe à nouveau. » pour « il retombe. » ou encore « il pleut à nouveau. » pour « il se remet à pleuvoir. » ou « il recommence à pleuvoir. » ou encore « vous avez à nouveau mal fermé. » pour « une fois de plus, vous avez mal fermé. » ou « encore un coup, vous avez mal fermé. »

Fort de café, n’est-ce pas ? Piétinant la langue de Poquelin parce qu´ils ont perdu le sens du parler, les journalistes et les personnages publics en général, ne goûteraient même plus les tournures de vos Précieuses ridicules, eux qui préfèrent se gargariser d´anglais de cuisine ; triste corollaire, les bons mots (« bon mot » s´emploie tel quel en allemand, par exemple), qui étaient le propre de notre culture, sont en voie de disparition.   

Vous pouvez consulter une liste de ces délétères entorses sur http://editionsdutroubadour.com/lettre-ouverte-a-madame-brigitte-macron-professeur-de-francais/, mais également vous soumettre au « Test de Mérimée » sur

http://editionsdutroubadour.com/test-de-merimee-lettre-ouverte-aux-ecoles-de-journalisme/,

épreuve sans prétention, dont vous vous acquitterez les yeux fermés.

Selon vous, je m’alarmerais en vain en dénonçant ce délabrement… Alors, dites-moi ce qu’il en serait des bons usages, si l’on suivait le même raisonnement ? A table, par exemple, on tolèrerait vite que quelqu’un éternue sans protéger son assiette, qu’il éructe sans vergogne ou même qu’il se drogue à la spécialité de Castelnaudary… Un autre se déchausserait pour se curer les pieds après la poire et avant le fromage. S’il faisait trop chaud, on tomberait tout, au mépris des horreurs de la guerre… Bref, du n´importe quoi.

Si vous connaissez personnellement des gens de la presse ou des politiciens, je vous en supplie, faites-leur prendre conscience que notre idiome est un bien commun très fragile qui ne résistera plus longtemps à leurs assauts. Qui suis-je donc pour leur reprocher de faire des fautes ? L´erreur est humaine, m´objecterez-vous, alors laissons les anesthésistes, les chirurgiens et les pilotes de ligne en commettre également au quotidien…

Dans l´espoir que, grâce à votre entremise, les médias de France et de Navarre re3tifieront rapidement le tir, je vous adresse, cher Jean-Baptiste, mes salutations les plus cordiales.

Charles Treuil de Montessieu

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Le 22.04.2020

13à Jeanne d’Arc – Appel au secours

 

Chère Jeanne,

En ces temps de psychose collective sur fond de pandémie,

profites-en pour, cette fois,

bouter les américanevirus hors de France !

Il s’agirait de partir en guerre contre l’analphabétisme gangrénant le monde de l’enseignement. Montre aux professeurs des écoles que la langue de Molière est fort riche (et pas « ouais alors, elle est trop riche ») et d’une grande beauté. Apprends-leur à la choyer.

A titre d’exemple, explique-leur, s’il te plaît,

ce que sont un pestevirus, un clahoude sur le nette, une daidelaïne pour un planning, un laïque sur fessebouc, un djoque trop feune, un clœustère pour des sons-grappe, un flaïheure dispatchant une faikniouze, un beuze, le top dix des meilleurs pitches d’américanes mouvizes, un bestoffe et des voihoffes, bref, dis-leur comment développer un système d’enseignement efficient pour un développement cline, pardon, comment mettre au point un système efficace en vue d’un développement harmonieux

Tu auras, bien sûr, apprécié ce minuscule échantillon d’aberrations langagières adoptées de façon boulimique par les « Français » contemporains, épris qu’ils sont du mode de vie du sauveur d’outre-Atlantique ; ils n’ont pas saisi que les USA avaient, certes, anéanti la peste brune européenne, mais qu’en contrepartie, ils avaient imposé un diktat panaché de populisme, de protectionnisme et de beaucoup de propagande. Il en résulte un pouvoir de séduction trouvant son reflet dans la langue : ça fait chic, d’employer des américanismes, au diable le français !

Comme tu en as vu d’autres, chère Jeanne,

tu ne manqueras pas de trouver les arguments qui font mouche pour rallier ces moutons égarés à notre cause ; tu donneras à ces derniers le goût de la belle formulation et, pour chaque mot ou concept, d’un commun accord, ils feront jaillir d’éblouissantes fontaines de synonymes. Loin de tout chauvinisme, les enseignants puiseront dans notre fonds culturel pour en faire ressortir les incomparables richesses qui ont, précisément, été à l’origine de centaines de mots… anglais !

Quant à nous, au lieu de jeter lesdits mots américains en pâture aux flammes des bûchers, rendons-les à leur propriétaire, sans rancune.

Un grand merci à toi, chère Jeanne, et je croise les doigts pour cette nouvelle campagne.

Cordialement,

Charles Treuil de Montessieu

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14– à Marianne pour le rapatriement des cendres de Napoléon III, de son épouse Eugénie et du prince impérial, leur fils.

Le 30.04.2020

Chère Marianne,

J’ai le bonheur de solliciter de votre clairvoyance républicaine une intervention auprès du Chef de l’État ; il s’agirait de rendre justice à un immense personnage de l’Histoire de France, je veux parler de Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873), devenu empereur sous le nom de Napoléon III et qui, de 1852 à 1870, dirigea et façonna notre pays.

On doit à ce cosmopolite génial (qui parlait au moins trois langues)

un état moderne doté, dans ses moindres recoins, d’infrastructures à la pointe du progrès de l’époque. On lui doit ce qui fait la splendeur de Paris et d’un grand nombre d’autres villes de l’Hexagone, mais aussi nombre d’avancées scientifiques, techniques et urbanistiques ; la biographie de Pierre Milza ne manquera pas de vous éclairer sur tous ses traits de génie… Cet immense personnage, à qui des esprits mesquins (pardon Monsieur Hugo…) reprochent depuis 150 ans un tas de défauts ou de ratés, notamment Sedan, n’a même pas eu droit à une avenue ou une place parisienne. Bref, on le traite comme un proscrit.

Comment rendre justice à Napoléon III ?

En rapatriant ses cendres, ainsi que celles de son épouse et de leur fils, de Farnborough à Paris ; l’idéal serait d’inhumer l’empereur au Panthéon ou, mieux, de lui ériger un mausolée dans un lieu emblématique de la Capitale. Entre les Invalides et la Tour Eiffel ? En tout cas, l’Angleterre n’aurait aucune raison de s’opposer à ce transfert si notre Président en faisait la demande, en anglais, s’entend…

Vous remerciant d’avoir bien voulu lire cette requête, je vous prie d’agréer, chère Marianne, l’expression de ma plus profonde vénération.

Charles Treuil de Montessieu, un admirateur de Napoléon le Grand