Stop, le fascisme n’est pas là où l’on croit.

Le 3 janvier 2020

Lettre ouverte au Ministère de l´Intérieur, aux préfets et aux maires

Stop, les fascistes et les nouveaux nazis ne sont pas là où l´on croit.

Strasbourg brûle-t-il ?

Plus de 200 véhicules brûlés

dans la nuit de mardi à mercredi à Strasbourg : cela signifie que les fascistes ont déclaré la guerre à la République.

Non contents de s’en prendre aux voitures des petites gens, aux abris-bus et autres arrêts de tram, ils ont répandu l’épouvante et un sentiment de dégoût sur leur passage. Courageusement, ils ont cependant fait l’impasse sur les quartiers huppés et bien pourvus en caméras de surveillance.

La seule parade contre ce terrorisme ?

Aux grands maux les grands remèdes : un couvre-feu musclé et l’instauration de l’état d’urgence. Si la France était envahie de l’extérieur, l’État n’hésiterait pas à mobiliser son armée. Le bon sens voudrait qu’il agisse de même pour une invasion intestine.

Un remède efficace, pour commencer, c’est donc l’état d’urgence : passé 20 heures, et jusqu’au lendemain 7 heures, plus personne n’aura le droit de circuler dans les rues des quartiers incriminés, l’armée et les forces de l’ordre veillant au respect de cette règle. Les seuls citoyens autorisés à circuler seront, bien sûr, les urgentistes et autres personnels médicaux, ou encore les sapeurs-pompiers. Et si un criminel enfreignait le décret ?

La police pourrait-elle faire usage des fameux lanceurs de balles de défense en caoutchouc ?

Voici ce qu´en dit le gentil Législateur : ces LBD peuvent constituer « dans le respect des lois et des règlements, une réponse graduée et proportionnée à une situation de danger lorsque l’emploi légitime de la force s’avère nécessaire pour dissuader ou neutraliser une personne violente et/ou dangereuse. » On marche sur la tête ! Ah, vous les Décideurs, ressaisissez-vous vite car l´ennemi, lui, tire sur les fonctionnaires ou sur les pompiers avec des armes létales, mortier ou autres cocktails molotov, montrant clairement qu´il entend tuer, ni plus ni moins.

Mais il y a un mais : par crainte de passer pour un régime totalitaire, la République Française se laisse anéantir précisément par des fascistes ! Alors, sous l´impulsion prochaine du Ministère de l´Intérieur, Mesdames et Messieurs les Préfets et les Maires, réveillez-vous, et matez vite cette peste brune envahissant le territoire, avant que notre douce Marianne ne s’en retrouve exsangue. Vous n´appartiendrez alors ni à l´extrême-droite ni à l´extrême-gauche, vous aurez simplement géré la POLIS, la ville, quoi…

Vincent Lepalestel